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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro toujours soutenu

L’euro s’est rapproché du seuil de 1,30 $ hier sur les marchés des changes, malgré la progression des capitaux entrant aux États-Unis en septembre qui aurait dû dissiper les inquiétudes sur un creusement du déficit US des comptes courants. La monnaie unique a grimpé jusqu’à 1,2996 $, se rapprochant ainsi de son record historique de 1,3005 $ atteint mercredi dernier. Les cambistes, dont l’attention a été tournée dès le début de la journée vers les États-Unis où sera publié en cours d’après-midi le rapport mensuel sur les flux de capitaux, n’ont guère été sensibilisés par la nette progression des achats par les étrangers de 63,4 mds $ de titres US en septembre, contre 59,9 mds $ en août. De fait, aucun mouvement d’achats de dollars après ce chiffre meilleur qu’attendu par le marché n’a été enregistré, montrant que ce sont les fonds spéculatifs qui dictent toujours la direction de l’évolution du marché, comme ce fut le cas il y a une dizaine de jours après la publication d’excellents chiffres de créations d’emplois aux États-Unis en octobre. Il en est de même de l’annonce par le département US du Travail que les prix à la production ont augmenté aux États-Unis de 1,7 % en octobre contre 0,1 % en septembre, soit la plus forte progression depuis 1990, en raison du renchérissement du pétrole, et qui n’a eu aucun impact sur le marché malgré qu’elle est censée paver la voie à un nouveau relèvement du principal taux directeur de la Fed à plus de 2 % actuellement pour enrayer les pressions inflationnistes illustrées par ce développement. Il semble que c’est la question du déficit US des comptes courants qui reste au cœur de la phase actuelle du dollar comme l’a fait remarquer hier le président de la Réserve de Chicago, Michael Moscow. Ce déficit, qui a atteint 166,2 mds $ au 2e trimestre, est sur une « tendance qui n’est pas tenable et qui pourrait être dommageable pour l’économie US s’il n’y est pas remédié », a-t-il déclaré. Les investisseurs, redoutant que les États-Unis ne parviennent pas à endiguer le creusement de ce déficit courant couplé à un déficit budgétaire record qui s’est chiffré à 57,3 mds $ en octobre, ont donc estimé devoir procéder au rééquilibrage de leurs positions de change aux dépens du dollar. En effet, l’euro continuait à être le principal bénéficiaire, surtout après que le secrétaire US au Trésor, John Snow, eut déclaré que le déficit des comptes courants des États-Unis est aussi de la faute des Européens. Il s’est finalement négocié à New York à 1,2960 $ contre 1,2945 $ la veille, en hausse de 0,12 %. Les Bourses en baisse La Bourse US est restée dans le rouge hier, l’annonce d’un bond de l’inflation ayant encouragé les ventes bénéficiaires dans la crainte d’un durcissement du crédit aux États-Unis. De plus, des résultats un peu décevants de Wal-Mart et de Home Depot, quoique conformes aux attentes, et les mauvaises nouvelles en provenance de Fannie Mae et de GM ont également pesé sur la tendance. Phénomène identique en Europe où toutes les Bourses ont continué à prendre des bénéfices pour la 2e séance consécutive, en raison des craintes d’un durcissement monétaire aux États-Unis. En outre, l’annonce d’un nouveau recul du marché automobile européen en octobre, combiné à l’euro fort, ont poussé à la baisse ce secteur ainsi que les autres exportateurs. Élie KAHWAGI
L’euro s’est rapproché du seuil de 1,30 $ hier sur les marchés des changes, malgré la progression des capitaux entrant aux États-Unis en septembre qui aurait dû dissiper les inquiétudes sur un creusement du déficit US des comptes courants. La monnaie unique a grimpé jusqu’à 1,2996 $, se rapprochant ainsi de son record historique de 1,3005 $ atteint mercredi dernier. Les cambistes, dont l’attention a été tournée dès le début de la journée vers les États-Unis où sera publié en cours d’après-midi le rapport mensuel sur les flux de capitaux, n’ont guère été sensibilisés par la nette progression des achats par les étrangers de 63,4 mds $ de titres US en septembre, contre 59,9 mds $ en août. De fait, aucun mouvement d’achats de dollars après ce chiffre meilleur qu’attendu par le marché n’a été...