Lille, la révélation de la première partie de saison, attend de se mesurer avec le triple champion de France, Lyon, en match du premier tour de la Coupe de la Ligue mercredi.
Les Nordistes, deuxièmes au classement, après leur succès 2-0 à Istres dimanche, vont pouvoir s’étalonner face à la seule équipe de L1 encore invaincue cette saison. Dans le même temps, Marseille, battu 2-1 au Parc des Princes, entend prendre sa revanche sur ses rivaux du Paris-Saint-Germain, au Stade Vélodrome cette fois. Dans un match couperet, les Lillois ont certainement une bonne carte à jouer d’autant qu’ils ont réussi à faire « souffler » plusieurs de leurs titulaires le week-end passé. Comptant largement sur le réservoir de son centre de formation, l’entraîneur Claude Puel a réussi un amalgame parfait entre jeunes et anciens. Les Nordistes sont deuxièmes à une longueur de Lyon et comptent neuf victoires en 13 rencontres de championnat. « Nous avons envie de continuer à nous amuser, » a commenté le capitaine Philippe Brunel. « Nous sommes là et cela va être difficile de nous déloger. »
Les Lyonnais se présentent avec une infirmerie bien remplie puisque le gardien Grégory Coupet, l’attaquant Sylvain Wiltord et le capitaine Claudio Cacapa manquent à l’appel. Cela n’a pas empêché les protégés de Paul Le Guen d’aller s’imposer 1-0 à Lens pour conserver la tête du classement samedi.
Battus 1-0 à Gerland fin août, Lille a certainement une revanche à prendre.
Il sera également question de revanche dans l’autre rencontre phare de ces 16es de finale où l’OM entend bien faire cesser l’impressionnante série de victoires glanées par le PSG face à eux. Les Olympiens ont encaissé dimanche leur septième revers consécutif face à leurs frères ennemis, le milieu de terrain remplaçant Édouard Cissé inscrivant le but de la victoire à la 70e minute.
Bien que réduits à 10 après l’expulsion du défenseur Sylvain Armand en première période, les Parisiens ont montré une volonté et une solidarité sans faille. Terriblement déçu, le coach marseillais José Anigo a déploré que ses hommes n’aient pas réussi à prendre au moins un point au Parc.
« On ne peut pas leur reprocher leur volonté de gagner. Ils se sont battus jusqu’au bout », a précisé Anigo. Selon le terme de Vahid Halilhodzic, les Parisiens ont été, pour leur part, « héroïques », le portier Lionel Létizi sauvant une balle d’égalisation marseillaise à la dernière seconde.
L’OM n’a plus battu le PSG depuis le 1-0 au Vélodrome, but du défenseur Daniel Van Buyten, en avril 2002.
Ligue 1 : Le PSG a fait la bonne affaire de la 13e journée
Le Paris-SG, en dominant Marseille (2-1) au Parc, dimanche en clôture de la 13e journée de Ligue 1 de football, a non seulement glané un 7e succès de prestige d’affilée face à l’OM, mais est aussi parvenu à concrétiser enfin ses récents progrès par un bond inédit au classement.
À l’inverse, pour Marseille, incapable de prendre la partie à son compte à 11 contre 10 pendant plus d’une heure, une période de turbulences pourrait s’ouvrir, sauf double succès au Vélodrome contre Paris, mercredi en 16es de finale de la Coupe de la Ligue, puis Strasbourg, samedi prochain en L1.
Il y a quelques semaines à peine, le PSG aurait pu réussir le même début de match que dimanche soir, au moins jusqu’à l’exclusion d’Armand (20), coupable d’un tacle par derrière sur Fiorèse, le joueur le plus honni du Parc. Mais, au final, le club de la capitale aurait sans doute été contraint à un nouveau faux pas.
Pas cette fois. Car si les joueurs sont les mêmes, le Paris de novembre n’a plus rien à voir avec celui de septembre.
« Je suis très heureux car il y a eu des faits de match qui ont été contre nous. Cela rend la victoire encore plus belle », soulignait le président du Paris-SG, Francis Graille, palliant le mutisme persistant de l’entraîneur Vahid Halilhodzic. « Paris a retrouvé ses valeurs. Les joueurs se sont surpassés, je suis très fier d’eux », ajoutait-il.
Symbole de l’actuelle dynamique positive au sein du club de la capitale, les deux buts – splendides – inscrits par Pauleta (32) puis Cissé (70), inconcevables lorsque la réussite et la confiance fuyaient le PSG.
« J’ai un contre favorable puis je tire du gauche en ayant peur pour les supporteurs derrière... Il y a des buts qui ne s’expliquent pas », commentait Cissé.
Plus que la série de sept succès, toutes compétitions confondues, contre l’OM – « ce chiffre, ça plait surtout aux supporteurs » –, l’ancien milieu de Monaco se plaisait à relever les premiers dividendes en L1 du sursaut parisien : « On avait retrouvé un bel état d’esprit depuis quelques semaines mais sans concrétiser en points. Là, on y est enfin ».
D’où le doux sentiment collectif d’avoir remis le PSG, désormais 10e, sur de bons rails. « On est sur la bonne voie », clamaient en écho Cissé et son capitaine Pierre-Fanfan.
« Si ça continue, on doit encore pouvoir grappiller quelques places d’ici à la trêve », poursuivait le défenseur du PSG, dans le sillage de Francis Graille : « Nous ne sommes plus très loin de Monaco et Marseille. On peut rester sur les ambitions de début de saison, des ambitions européennes ».
Côté marseillais, où le silence était de rigueur après le match, l’objectif demeure identique même s’il commence à être écorné : après deux succès de rang (Bastia et Istres), l’OM (6e) a enchaîné trois nuls auxquels s’ajoute désormais le revers du Parc.
« Cette rencontre laissera des traces, concédait Bixente Lizarazu. Il n’y a pas grand-chose à faire sinon se reconcentrer sur le prochain match ».
Pour ce « prochain match », mercredi au Vélodrome, c’est justement le rival parisien, devenu bête noire, qui se présente.
Si Halilhodzic fait tourner son effectif – Ligue des champions oblige –, l’occasion peut être belle pour l’OM de briser la spirale. Mais comme le soulignait Francis Graille, la pression est à présent « moins sur (Paris) que sur l’équipe de José Anigo ».
Le Néerlandais Martin Jol
nommé entraîneur de Tottenham
Le Néerlandais Martin Jol (notre téléphoto) a été nommé au poste d’entraîneur de Tottenham en remplacement du Français Jacques Santini, qui avait démissionné vendredi, a annoncé hier le club anglais de football.
Jacques Santini, 52 ans, ex-sélectionneur de l’équipe de France, qui avait pris les commandes de Tottenham juste après l’Euro 2004 au Portugal, a démissionné pour « raisons personnelles ».
Jol, adjoint de Santini, avait assuré ses fonctions samedi lors de la défaite face à Charlton (2-3). Ancien entraîneur des clubs néerlandais de Roda JC Kerkrade et de RKC Waalwijk, il tentera de redresser un club qui reste sur cinq défaites en six matches.
« Tottenham est un grand club et je suis très privilégié d’en être l’entraîneur », a déclaré le Néerlandais sur le site Internet du club (www.spurs.co.uk). « Il est encore tôt dans la saison, je connais les joueurs et ils me connaissent et je suis persuadé qu’il y a beaucoup à réussir ensemble », a-t-il ajouté.
Selon la presse britannique, Jol était dès le début de saison le premier choix du manageur du club, le Danois Frank Arnesen, dont les rapports difficiles avec Santini pourraient cacher la vraie raison du départ du Français, après seulement cinq mois passés en Angleterre et 13 matches joués.
Patrick Vieira reconnaît
ne pas faire un bon début de saison
Le milieu de terrain français d’Arsenal, Patrick Vieira, (notre téléphoto) a admis qu’il jouait depuis le début de saison un ton en dessous et promis qu’il allait retrouver la forme pour donner à son club un autre titre de champion d’Angleterre de football, hier dans une interview au site Internet BBC sport.
« Je ne joue pas à mon meilleur niveau, a reconnu le capitaine d’Arsenal et de l’équipe de France. J’ai manqué la présaison (en raison d’une blessure à une cuisse) et je sais que je peux mieux jouer. »
« Je suis capitaine d’Arsenal et c’est une grosse responsabilité, a ajouté Vieira, 27 ans, qui avait failli signer cet été au Real Madrid (1re div. espagnole). Mais si je ne joue pas bien et que sommes champions, je prendrai ça très bien. »
Le champion en titre a été dépassé pour la première fois de la saison, samedi, en tête du classement du championnat, après son match nul à Crystal Palace (1-1). Avec deux nuls et une défaite en trois journées, les « Gunners » sont désormais à deux points de Chelsea.
Mais Vieira a assuré ne pas se montrer inquiet. « Quand vous jouez dans un grand club comme Arsenal, la pression est sur vos épaules et cela ne m’effraie pas du tout, a-t-il dit. Pour être honnête, j’adore ça, ça m’a beaucoup fait m’améliorer ces dernières années et ça ne va pas changer ».
« Si nous avons été invaincus en 49 matches, c’est parce que nous avons joué un football fantastique et ça ne vient pas comme ça, a-t-il jugé. Nous croyons en nous-mêmes et nous savons que nous pouvons battre n’importe quelle équipe. L’équipe répond toujours bien quand nous sommes dans cette position, je n’ai aucun doute de ça. »
Ski
La Fédération française retrouve la santé
financière et modernise son image
La Fédération française de ski (FFS), qui a réussi son rétablissement financier, s’est attelée à deux objectifs prioritaires : la promotion de toutes les disciplines et la relève sportive, avec une attention particulière aux championnats du monde de ski alpin que Val-d’Isère (Savoie) accueillera en 2009.
C’est une image décidément unitaire et ambitieuse que la FFS, profitant d’une opération de relations publiques communes avec un opérateur téléphonique, a voulu transmettre vendredi dernier en s’installant sur une péniche à Paris avec ses athlètes de pointe, à l’exception notable du biathlète Raphaël Poirée.
Pour fêter ce nouvel élan, le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, Jean-François Lamour, a gratifié l’assistance d’une visite sur les quais de Seine, quelques heures après avoir assisté à Lyon à la signature de la convention liant la fédération à ses principaux partenaires économiques (syndicat national des téléphériques de France, syndicat national des moniteurs du ski français, le pool des fabricants).
Placée en redressement judiciaire le 20 mai 2003, avec un passif de 12,5 millions d’euros, la FFS en sortira en janvier 2005 par un plan de continuation et des comptes en équilibre, a expliqué l’administrateur judiciaire, Me Robert Meynet.
Les difficultés financières avaient fourni l’occasion de dénoncer la convention de droits commerciaux liant la FFS à la société Media Partners. Une prise de conscience salutaire : Media Partners, qui a conservé les droits de télévision jusqu’aux Jeux d’hiver de Turin 2006, a sensiblement augmenté les montants alloués. Désormais, la fédération gère ses intérêts en direct, avec la contribution active du directeur technique national (DTN) Gérard Rougier, issu de l’Association française de snowboard (AFS).
Justement, il était rafraîchissant de retrouver vendredi soir sur un même espace trois championnes olympiques, la descendeuse Carole Montillet et ses consœurs Isabelle Blanc et Karine Ruby, reines du snowboard.
« Je souhaite qu’on travaille de manière transversale pour la détection plutôt que par commissions », a indiqué Alain Méthiaz, 64 ans, élu à la présidence il y a quatre semaines. Une politique de rupture que Maurice Tronel, président du directoire sportif, explicite : « Avant, on aiguillait sur le ski de fond, le biathlon ou le snowboard les jeunes qui ne réussissaient pas en ski alpin ».
Le projet de la détection et de la formation des jeunes talents revêt dans ce contexte une importance capitale. Dans l’optique de Val-d’Isère 2008, Gilles Fossoud, chargé au sein du directoire sportif de la politique enfants/jeunes, rappelle qu’aucun Français n’est monté sur les podiums des championnats du monde juniors de ski alpin depuis 1998.
En attendant, et sur le chemin de son unité retrouvée, la FFS organisera, du 19 au 27 mars 2005 à l’Alpe-d’Huez (Isère), des championnats de France regroupant les différentes disciplines, à l’exception du saut et du combiné nordique qui nécessitent un tremplin.
***
L’entraîneur australien en Europe
pour superviser les joueurs
L’entraîneur de l’équipe d’Australie de football Franck Farina sera basé en Europe la majeure partie de l’année afin de superviser au mieux ses joueurs en vue des qualifications au Mondial 2006 en Allemagne, a-t-on appris lundi auprès de la Fédération australienne (ASA).
Le directeur exécutif de l’ASA John O’Neill a déclaré lundi que Farina passerait les deux tiers de son temps à Londres, la plupart des Socceroos évoluant en Angleterre.
Ceci afin d’améliorer, entre autres, les relations avec les clubs européens qui rechignent parfois à libérer leurs internationaux australiens.
« Nous souhaitons améliorer nos relations (avec les clubs européens) et offrir à nos joueurs le meilleur des environnements », a déclaré M. O’Neill hier. « C’est pourquoi Franck (Farina) sera à Londres et en Europe quasiment en permanence. »
L’Australie rencontrera, sur le terrain de Fulham (1re div. anglaise) à Craven Cottage, la Norvège en match amical le 16 novembre.
M. O’Neill a rappelé que l’un des grands objectifs de l’ASA était de parvenir, à terme, à convaincre la Fédération internationale (Fifa) de garantir aux équipes de la zone Océanie, dont fait partie l’Australie, une place réservée automatiquement pour le Mondial 2010.
Pour pouvoir participer au Mondial 2006, l’Australie devra battre en barrage (aller-retour) le cinquième du groupe unique de la zone AmSud.
En 2002, avec le même système, elle n’était pas parvenue à se qualifier pour la phase finale, étant éliminée en barrage par l’Uruguay.
Wolfsburg : D’Alessandro suspendu pour deux matches
Andres D’Alessandro, international argentin du VfL Wolfsburg, leader du championnat d’Allemagne de football, a été suspendu pour deux matches après son exclusion dès la 8e minute du match contre Nuremberg, perdu 4-0 samedi par Wolfsburg, a décidé le tribunal du sport de la Fédération allemande de football (DFB), hier. Le meneur de jeu de Wolfsburg, âgé de 23 ans, a été sanctionné pour avoir donné un coup à l’attaquant de Nuremberg, Markus Schroth. Il sera donc absent du match au sommet de la 13e journée, samedi prochain, contre Stuttgart, 3e du classement à une longueur du leader.
Inzaghi opéré à la cheville gauche
L’attaquant du Milan AC et de l’équipe nationale italienne Filippo Inzaghi a été opéré pour la seconde fois de l’année de la cheville gauche et sera indisponible jusqu’en février, a annoncé le club lombard. Le chirurgien Marc Martens a indiqué que l’opération s’était bien passée. Inzaghi avait été opéré une première fois en avril, peu après l’élimination du Milan AC de la Ligue des champions. Il avait dû ainsi déclarer forfait pour le championnat d’Europe des nations.
Les kidnappeurs de la mère
de Robinho toujours silencieux
Près de deux jours après l’enlèvement de la mère de Robinho, attaquant vedette de Santos (1re div. brésilienne), les kidnappeurs n’ont fourni aucune information, a affirmé hier le club de football à l’AFP.
La police de São Paulo n’a pas confirmé qu’il s’agissait d’un enlèvement, et travaille également sur l’hypothèse d’une vengeance. La police a souligné que l’enquête serait menée dans le secret.
Marina Silva de Souza, 43 ans, se trouvait samedi soir chez des amis à Praia Grande (sud de l’État de São Paulo) lorsque deux hommes armés se sont infiltrés dans la résidence, vers 21h30 locales. Ceux-ci ont alors demandé qui était la mère du joueur et ont enfermé les convives, avant d’emmener Mme de Souza avec eux.
Robinho, 20 ans, qui se trouvait alors à Criciuma (Sud) pour un match de championnat dimanche, a renoncé à disputer la rencontre à la demande de son entraîneur, Vanderlei Luxemburgo.
L’enlèvement a eu lieu au lendemain de l’annonce, dans la presse, du transfert imminent de Robinho au Real Madrid (1re div. espagnole). Selon le journal O Dia de lundi, la date du transfert pourrait être avancée après l’enlèvement. Robinho aurait demandé à son agent de rester dans la capitale espagnole pour négocier avec le Real, lui affirmant : « Il ne sert à rien que tu rentres au Brésil. »
Sans Robson de Souza, dit Robinho, Santos a concédé un match nul (1-1) face à Criciuma, et a perdu la tête du championnat brésilien, à six journées de la fin.
L’État de São Paulo a été le théâtre de 83 autres enlèvements entre janvier et septembre, selon le secrétariat à la Sécurité publique de l’État.
Coupe d’Allemagne : Bayern Munich-Stuttgart en tête d’affiche
Le match entre le Bayern Munich et Stuttgart, respectivement 4e et 3e de la Bundesliga, mercredi à Munich, sera la tête d’affiche des 8es de finale de la Coupe d’Allemagne de football qui débutent aujourd’hui.
Le club bavarois est présent deux fois dans cette compétition, grâce à son équipe amateur qui est opposée mardi à Brunswick (D3), une autre équipe non professionnelle. Au tour précédent, les amateurs du Bayern ont sorti le finaliste de la saison dernière, Aix-la-Chapelle (D2).
Le Werder Brême, auteur du doublé Coupe-championnat la saison dernière, accueille mardi Trêves (D2).
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Lille, la révélation de la première partie de saison, attend de se mesurer avec le triple champion de France, Lyon, en match du premier tour de la Coupe de la Ligue mercredi.
Les Nordistes, deuxièmes au classement, après leur succès 2-0 à Istres dimanche, vont pouvoir s’étalonner face à la seule équipe de L1 encore invaincue cette saison. Dans le même temps, Marseille, battu 2-1 au Parc des Princes, entend prendre sa revanche sur ses rivaux du Paris-Saint-Germain, au Stade Vélodrome cette fois. Dans un match couperet, les Lillois ont certainement une bonne carte à jouer d’autant qu’ils ont réussi à faire « souffler » plusieurs de leurs titulaires le week-end passé. Comptant largement sur le réservoir de son centre de formation, l’entraîneur Claude Puel a réussi un amalgame parfait entre jeunes et anciens....