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Meriem, l’axe de cœur de Bordeaux

Aguerri par son passage à Marseille, le milieu de terrain de Bordeaux Camel Meriem est devenu en quelques mois la carte maîtresse de l’entrejeu girondin, en espérant endosser prochainement le maillot bleu. On le savait créatif et doué techniquement, Camel Meriem a pris une autre dimension depuis son retour cet été de Marseille. Son repositionnement dans l’axe lui a permis de compléter sa panoplie en devenant indispensable et décisif. « L’axe, souligne-t-il, c’est là où je m’exprime le mieux, que je me sens le mieux. Par rapport aux côtés, j’ai plus de champ d’action, de liberté. J’ai besoin de courir, de me dépenser, d’avoir de l’influence sur le jeu, de toucher beaucoup de ballons. Aujourd’hui, je me sens utile. » Car la vie n’a pas toujours été rose pour l’ancien Sochalien. Arrivé en Gironde en décembre 2001, Camel, bombardé « grand espoir du football français », se bride sur le côté droit du 4-4-2 d’Élie Baup, quand il ne cire pas le banc. « À l’époque, sur le côté, je ne me sentais pas bien. Il y avait de la concurrence, je n’avais pas confiance en moi et je n’ai jamais eu l’impression de donner tout ce que je pouvais donner. C’était assez frustrant. Mais c’est du passé. Aujourd’hui, je prends du plaisir », se réjouit-il. Le wagon bleu Une métamorphose qui date autant de son passage à Marseille – « Marseille, ça ne s’oublie pas comme ça, c’est spécial, ça marque » – qu’aux matchs d’avant-saison avec Bordeaux où il a acquis les pleins pouvoirs dans l’organisation du jeu des marine et blanc. « Cela ne me dérange pas d’avoir un seul attaquant devant moi ou de jouer sur la même ligne que Rio Mavuba tant que je suis dans l’axe. On a tous un rôle défensif à avoir dans l’équipe, ça ne doit pas être une contrainte et il est bon d’avoir plusieurs cordes à son arc », affirme-t-il. À 25 ans, le milieu bordelais, réputé introverti, s’est ainsi tout naturellement paré de la casquette de patron. « Même si je sais que je ne suis pas un leader naturel, au vestiaire, j’essaie de l’être sur le terrain, admet-il. On me demande de prendre mes responsabilités surtout dans les moments où ça va moins bien, de ne pas me cacher : ça me plaît. » Révélation bordelaise de ce début de saison, Camel Meriem n’aspire plus aujourd’hui qu’à rejoindre Clairefontaine, les Bleus et Raymond Domenech, qui l’a déjà coché sur sa liste des présélectionnables. Hier, il est entré dans le cercle des Bleus. « En ce moment, je me sens apte et j’espère que mon tour va venir, indiquait-il il y a deux semaines. Il y a eu un renouvellement avec pas mal de nouveaux joueurs, de nouvelles choses qui se mettent en place. Il y a un bon wagon à prendre et je n’ai vraiment pas envie de le louper. »

Aguerri par son passage à Marseille, le milieu de terrain de Bordeaux Camel Meriem est devenu en quelques mois la carte maîtresse de l’entrejeu girondin, en espérant endosser prochainement le maillot bleu.
On le savait créatif et doué techniquement, Camel Meriem a pris une autre dimension depuis son retour cet été de Marseille. Son repositionnement dans l’axe lui a permis de compléter sa panoplie en devenant indispensable et décisif.
« L’axe, souligne-t-il, c’est là où je m’exprime le mieux, que je me sens le mieux. Par rapport aux côtés, j’ai plus de champ d’action, de liberté. J’ai besoin de courir, de me dépenser, d’avoir de l’influence sur le jeu, de toucher beaucoup de ballons. Aujourd’hui, je me sens utile. »
Car la vie n’a pas toujours été rose pour l’ancien Sochalien. Arrivé en...