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Actualités - Chronologie

Mahmoud Abbas, l’éternel second, propulsé sur l’avant-scène (Photo)

Le numéro deux de l’OLP Mahmoud Abbas, 69 ans, éternel second dans l’ombre de Yasser Arafat, est appelé à jouer un rôle de tout premier plan dans le difficile processus de succession du « raïs ». L’hospitalisation du président de l’Autorité palestinienne a permis son retour, alors qu’il avait quasiment plongé dans l’oubli après sa démission comme Premier ministre en septembre 2003 à la suite de profondes divergences avec Yasser Arafat. Avec le départ de M. Arafat pour Paris, c’est lui qui a présidé les réunions du Comité exécutif de l’OLP (CEOLP), dont il est le secrétaire général depuis 1996. Ce titre en fait le numéro deux après Arafat. Il assiste, de par cette fonction, à toutes les réunions politiques tenues à Ramallah en Cisjordanie en l’absence du chef de l’OLP. Connu surtout sous son nom d’Abou Mazen (père de Mazen, son fils décédé), Mahmoud Abbas a longtemps souffert auprès de son peuple de la réputation d’être l’homme des Américains et l’interlocuteur favori des Israéliens. Sa cote de popularité auprès des Palestiniens a également pâti de l’effondrement des accords d’Oslo de 1993 sur l’autonomie palestinienne, dont il a été le principal architecte avec Shimon Peres, alors ministre des Affaires étrangères d’Israël. M. Abbas a par ailleurs condamné la « militarisation » de l’intifada, estimant que cela constituait une erreur tactique. En décembre 2002, il a appelé les Palestiniens à revenir aux moyens utilisés lors de la première intifada (1987-1993), « les jets de pierres, les manifestations et autres moyens de protestation pacifiques ». Né en 1935 à Safed (nord d’Israël), sa famille avait pris le chemin de l’exil en 1948. Cofondateur dans les années 60 du Fateh, mouvement de M. Arafat et principale composante de l’OLP, il s’est rapidement déclaré convaincu que la solution au conflit israélo-palestinien passait par la négociation. Dès 1974, il a établi les premiers contacts avec des groupes et personnalités de la gauche israélienne. Depuis, il a eu des rencontres avec des responsables israéliens de différents horizons politiques, y compris avec Ariel Sharon, qu’il a rencontré à plusieurs reprises après l’arrivée au pouvoir de celui-ci au printemps 2001. Selon l’un de ses proches collaborateurs, il aurait ressenti une profonde amertume lorsque le comité Nobel norvégien a passé outre ses efforts pour le règlement du conflit israélo-palestinien et offert son prix pour la paix en 1994 conjointement à MM. Arafat et Peres, et au Premier ministre israélien Yitzhak Rabin.
Le numéro deux de l’OLP Mahmoud Abbas, 69 ans, éternel second dans l’ombre de Yasser Arafat, est appelé à jouer un rôle de tout premier plan dans le difficile processus de succession du « raïs ».
L’hospitalisation du président de l’Autorité palestinienne a permis son retour, alors qu’il avait quasiment plongé dans l’oubli après sa démission comme Premier ministre en septembre 2003 à la suite de profondes divergences avec Yasser Arafat.
Avec le départ de M. Arafat pour Paris, c’est lui qui a présidé les réunions du Comité exécutif de l’OLP (CEOLP), dont il est le secrétaire général depuis 1996. Ce titre en fait le numéro deux après Arafat. Il assiste, de par cette fonction, à toutes les réunions politiques tenues à Ramallah en Cisjordanie en l’absence du chef de l’OLP.
Connu surtout sous...