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Actualités - Chronologie

La presse arabe entre craintes et espoirs

La presse arabe était partagée hier entre la crainte d’un durcissement de la politique américaine dans la région et l’espoir de son assouplissement après la réélection de George W. Bush pour un second mandat de quatre ans à la Maison-Blanche. « La reconduction de Bush offre l’occasion d’une révision de la politique arabe des États-Unis (...) afin de remédier aux erreurs commises et de jouer un rôle historique pour régler la question palestinienne sur la base de la légalité internationale », écrit le quotidien al-Raya du Qatar. Cet espoir n’est pas partagé par le quotidien saoudien al-Hayat. Il estime que le président américain réélu, « conforté par une majorité claire au Sénat et à la Chambre des représentants, va pratiquer une politique plus dure » et ne prévoit « aucun changement » notamment dans le traitement du dossier irakien. L’hebdomadaire indépendant égyptien Nahdhat Misr, pessimiste, relève que « le citoyen arabe et musulman va sentir sans tarder que la réélection de Bush sera suivie de la préparation d’une invasion de l’Iran, puis d’un coup porté à la Syrie pour l’obliger à se soumettre aux exigences israéliennes et de l’éradication du Hezbollah au Liban, en attendant la cerise sur la gâteau : l’Égypte, même si le travail dans ce sens a déjà commencé au sud par le Soudan ». Le PDG du journal gouvernemental égyptien al-Goumhouria, Samir Ragab, souhaite quant à lui que « le président Bush reconnaisse qu’il a conquis l’Irak en se fondant sur des données imprécises et s’engage à rectifier ses erreurs de telle sorte qu’il assure la sécurité aux Irakiens » et qu’il tienne sa promesse « de création de deux États indépendants, la Palestine et Israël, vivant côte à côte en paix ». Le quotidien saoudien Okaz invite Washington à « réviser ses relations » avec Ryad, en affirmant que les États-Unis et l’Arabie saoudite, dont les relations ont souffert de la présence de 15 Saoudiens parmi les 19 auteurs des attentats du 11 septembre 2001, « n’ont absolument pas intérêt à devenir des ennemis ». À Dubaï, le quotidien de langue anglaise Gulf News dit « espérer, envers et contre tout, que l’aventurisme dangereux qui a caractérisé le premier mandat de Bush sera tempéré et qu’il recherchera la paix, la stabilité, la tolérance et des solutions à long terme » aux problèmes. S’il ne le fait pas, « nous pourrons avoir des problèmes, de gros problèmes », souligne-t-il.

La presse arabe était partagée hier entre la crainte d’un durcissement de la politique américaine dans la région et l’espoir de son assouplissement après la réélection de George W. Bush pour un second mandat de quatre ans à la Maison-Blanche. « La reconduction de Bush offre l’occasion d’une révision de la politique arabe des États-Unis (...) afin de remédier aux erreurs commises et de jouer un rôle historique pour régler la question palestinienne sur la base de la légalité internationale », écrit le quotidien al-Raya du Qatar. Cet espoir n’est pas partagé par le quotidien saoudien al-Hayat. Il estime que le président américain réélu, « conforté par une majorité claire au Sénat et à la Chambre des représentants, va pratiquer une politique plus dure » et ne prévoit « aucun changement » notamment...