Une opportunité pour une approche bilatérale du retrait de Gaza
le 29 octobre 2004 à 00h00
La mise à l’écart, de facto, de Yasser Arafat de la direction palestinienne pourrait être, estiment des analystes une opportunité pour privilégier une approche bilatérale du plan de retrait israélien de la bande de Gaza voté cette semaine par la Knesset.
« Ces dernières années, Arafat était l’alibi d’Ariel Sharon pour ne pas engager de négociations avec les Palestiniens. Maintenant qu’il n’est plus dans le paysage politique, Sharon perd cet alibi », estime Uri Zaki, conseiller de l’Israélien Yossi Beilin, promoteur des accords d’Oslo de 1993. « Le moment est opportun pour voir si M. Sharon va engager des négociations avec Ahmed Qoreï et les autres pour négocier le retrait de Gaza selon une approche bilatérale », a-t-il ajouté.
Haaretz espère lui aussi que le double contexte du désengagement de Gaza annoncé par M. Sharon et de l’hospitalisation de M. Arafat pourra initier « une nouvelle ère » de négociations. « Ces négociations, naturellement, concerneraient dans un premier temps des arrangements pour le transfert de pouvoirs à Gaza », souhaite le quotidien dans son éditorial. « Le désengagement unilatéral serait de ce fait transformé en un exercice politico-sécuritaire coordonné conduisant, on l’espère, à une renaissance du processus de paix », poursuit le journal.
Avec des concessions de part et d’autre. « La crise politique créée par le plan de désengagement contribue à persuader la communauté internationale qu’Israël sera placé sous forte pression pour accepter des demandes additionnelles » de la part des Palestiniens, note ainsi le quotidien.
Jeudi, le ministre israélien des Affaires étrangères, Sylvan Shalom, avait déclaré que la mort de M. Arafat « permettra l’émergence d’une autre direction palestinienne » avec laquelle Israël serait prêt, sous conditions, à rétablir des liens.
La mise à l’écart, de facto, de Yasser Arafat de la direction palestinienne pourrait être, estiment des analystes une opportunité pour privilégier une approche bilatérale du plan de retrait israélien de la bande de Gaza voté cette semaine par la Knesset.
« Ces dernières années, Arafat était l’alibi d’Ariel Sharon pour ne pas engager de négociations avec les Palestiniens. Maintenant qu’il n’est plus dans le paysage politique, Sharon perd cet alibi », estime Uri Zaki, conseiller de l’Israélien Yossi Beilin, promoteur des accords d’Oslo de 1993. « Le moment est opportun pour voir si M. Sharon va engager des négociations avec Ahmed Qoreï et les autres pour négocier le retrait de Gaza selon une approche bilatérale », a-t-il ajouté.
Haaretz espère lui aussi que le double contexte du désengagement de...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.