Le milieu de terrain défensif argentin Lucas Bernardi sera une nouvelle fois l’homme de base de l’AS Monaco, qui affronte l’Olympiakos le Pirée (1re div. grecque) ce soir, lors de la 3e journée de la Ligue des champions de football.
Blessé au genou droit le 24 août dernier contre Gorica (1re div. slovène) en tour préliminaire de la compétition, et opéré dans la foulée du ménisque en Argentine, Bernardi a regoûté à la compétition six minutes contre Nice (défaite 4-3) avant de retrouver sa place samedi à Metz (1-1).
« C’est bizarre de vivre ainsi en dehors du groupe, reconnaît l’international argentin (une sélection contre le Japon cette saison). L’équipe a bien fonctionné en mon absence, mais la défaite face à Nice a été un bon coup derrière la tête. Cela nous a permis de savoir exactement où on en était et, devant le travail qu’il reste à accomplir, de ne pas croire qu’on avait déjà tout réussi. »
Car ces dernières semaines, Monaco a montré le meilleur comme le pire. Didier Deschamps a d’ailleurs pesté contre l’incapacité de ses hommes à savoir gérer les temps faibles d’une rencontre.
Bernardi, lui, apporte cette qualité de gestion. En son absence, Zikos, Perez, Rodriguez ou les néo-internationaux Français, Evra, Squillaci et Givet, n’ont pas su prendre le relais.
Décisif
« Lucas est un élément moteur, constate Deschamps. Il est important dans l’équilibre de l’équipe. Il est le déclencheur du “pressing”. Quand il n’est pas là, c’est plus difficile. »
Cet hommage appuyé de l’ancien capitaine et ordonnateur tactique de l’équipe de France symbolise l’importance de son milieu de terrain dans son dispositif. D’ailleurs, à l’annonce de la blessure de son joueur, Deschamps évoquait « une grosse perte », rappelant « avoir peu souvent perdu quand il était sur le terrain ». « Il (Deschamps) me donne des responsabilités, je les prends et j’aime ça », explique Bernardi. « Mais je ne suis pas le seul dans ce cas au sein de notre effectif », tempère-t-il.
Désormais, Bernardi entend combler cinq semaines d’inactivité. Buteur face à Gorica – son 3e but depuis son arrivée en principauté –, il sait qu’il peut aussi se muer en homme décisif.
S’il assure avoir pour « seul objectif le titre de champion de France », Bernardi reconnaît que la Ligue des champions l’a mis en lumière la saison dernière. À tel point que les plus grands clubs européens (Chelsea, Real Madrid) l’ont suivi à la trace. Sous contrat à Monaco jusqu’en 2006, l’ancien Marseillais veut confirmer.
« La Ligue des champions apporte une autre dimension, affirme-il. Jouer une finale, c’est magnifique. » Pour revivre ce type d’événements, il ne voit qu’une obligation, « battre l’Olympiakos ».
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