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Actualités - Chronologie

La Turquie compte sur l’Allemagne pour son adhésion à l’UE

Le ministre turc des Affaires étrangères, Abdullah Gül, a loué hier l’Allemagne comme un ferme soutien des efforts de son pays pour entrer dans l’Union européenne, se disant confiant que Berlin aidera à surmonter les objections apparues dans la classe politique française à une telle adhésion. « L’Allemagne figure parmi les pays qui sont les plus fermes partisans de la Turquie (...). Naturellement, cette question fait également l’objet de discussions entre l’Allemagne et la France, et l’Allemagne aide la Turquie », a déclaré M. Gül, avant son départ pour une visite de deux jours à Berlin où il doit rencontrer notamment son homologue Joschka Fischer et le chef du parti d’opposition CDU, Mme Angela Merkel. Celle-ci s’est prononcée pour un partenariat privilégié avec la Turquie, plutôt que pour son adhésion à part entière à l’UE. M. Gül a ajouté qu’Ankara suivait avec compréhension le débat en cours en France sur la question de savoir si le grand pays musulman pouvait intégrer l’UE, mais a averti que « la Turquie ne devrait pas être soumise à des injustices ». « Cela n’est pas acceptable pour nous », a-t-il souligné. Le Parlement français a confirmé jeudi, à l’occasion d’un débat sans vote concédé aux députés, ses réticences vis-à-vis de la candidature turque, en contradiction avec la position du président Jacques Chirac, favorable à l’adhésion d’Ankara. La majorité des orateurs, y compris le Premier ministre, Jean-Pierre Raffarin, qui a ouvert les débats, a fait valoir que la Turquie n’était pas prête à entrer dans l’Union. La visite de M. Gül à Berlin est la première d’une série destinée à promouvoir la position d’Ankara avant le sommet décisif des chefs d’État et de gouvernement européens, le 17 décembre prochain. De son côté, le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, aura une réunion à trois le 26 octobre à Berlin avec le chancelier allemand Gerhard Schröder et le président français. M. Gül a indiqué qu’il évoquerait également avec son homologue allemand plusieurs recommandations contenues dans le rapport de la Commission européenne sur l’ouverture de négociations d’adhésion avec Ankara, que son pays juge discriminatoires.
Le ministre turc des Affaires étrangères, Abdullah Gül, a loué hier l’Allemagne comme un ferme soutien des efforts de son pays pour entrer dans l’Union européenne, se disant confiant que Berlin aidera à surmonter les objections apparues dans la classe politique française à une telle adhésion. « L’Allemagne figure parmi les pays qui sont les plus fermes partisans de la Turquie (...). Naturellement, cette question fait également l’objet de discussions entre l’Allemagne et la France, et l’Allemagne aide la Turquie », a déclaré M. Gül, avant son départ pour une visite de deux jours à Berlin où il doit rencontrer notamment son homologue Joschka Fischer et le chef du parti d’opposition CDU, Mme Angela Merkel. Celle-ci s’est prononcée pour un partenariat privilégié avec la Turquie, plutôt que pour son...