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Actualités - Opinion

En gros plan Le «Village» des métaphores

Le film de M. Night Shyamalan, The Village, a été qualifié de «suspense métaphorique». Le suspense est relatif – rien à voir avec The Sixth Sense, du même auteur, par exemple –, la métaphore abonde. Mais la signification des métaphores est difficile à déterminer. Le village est cerné par des bois [1] où errent de mystérieuses créatures, tenues à distance par une sorte de «modus vivendi» avec les habitants. Nous sommes à la fin du XIXe siècle. Faudrait-il voir dans une telle situation un symbole des tendances isolationnistes propres à de nombreux Américains? D’autant plus que la couleur rouge est interdite dans la signalisation qui marque les limites de cette communauté humaine. On le voit, l’idéologie politique pourrait être aisément sollicitée. La morale (?) de l’histoire serait alors la suivante: vivons entre nous, en respectant nos croyances religieuses, hors de tout contact avec «les autres». Mais les «esprits» de la forêt pourraient être aussi le produit des obsessions (et des peurs) des villageois. Un seul remède, selon Shyamalan: l’amour. Facile. [1] : le premier titre du film était The Woods. Goux-PELLETAN

Le film de M. Night Shyamalan, The Village, a été qualifié de «suspense métaphorique». Le suspense est relatif – rien à voir avec The Sixth Sense, du même auteur, par exemple –, la métaphore abonde. Mais la signification des métaphores est difficile à déterminer. Le village est cerné par des bois [1] où errent de mystérieuses créatures, tenues à distance par une sorte de «modus vivendi» avec les habitants. Nous sommes à la fin du XIXe siècle. Faudrait-il voir dans une telle situation un symbole des tendances isolationnistes propres à de nombreux Américains? D’autant plus que la couleur rouge est interdite dans la signalisation qui marque les limites de cette communauté humaine. On le voit, l’idéologie politique pourrait être aisément sollicitée. La morale (?) de l’histoire serait alors la suivante:...