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Actualités - Chronologie

RECONSTRUCTION Les donateurs à Tokyo veulent écouter les Irakiens

Le Japon accueille mercredi et jeudi la quatrième conférence de donateurs pour l’Irak au moment où Bagdad souhaite que les Irakiens soient plus impliqués dans les projets de reconstruction de leur pays. C’est la première fois que les donateurs se retrouvent depuis l’entrée en fonctions d’un gouvernement irakien provisoire à la fin juin. « Nous allons faire de notre mieux pour renforcer la coopération au sein de la communauté internationale », a promis le nouveau ministre nippon des Affaires étrangères Nobutaka Machimura. « Certes, les donateurs ont leur propre histoire avant la guerre, mais il est désormais grand temps de nous coordonner entre nous », a-t-il plaidé. Sont attendus à Tokyo les représentants d’une cinquantaine de pays, d’organismes et de fonds de développement internationaux. La conférence de Tokyo succède à trois autres réunions de donateurs pour la reconstruction de l’Irak : à Madrid en octobre 2003, puis à Abou Dhabi en février 2004 et à Doha en mai dernier. A priori, elle n’a pas pour objectif de recueillir des promesses financières supplémentaires, même si, selon Tokyo, « quelques pays s’efforcent apparemment de faire de nouvelles contributions ». Il n’est pas impossible que le Japon, déjà le donateur le plus généreux devant les États-Unis, mette à nouveau la main à la poche. Le Premier ministre Junichiro Koizumi a exhorté ses ministres à « poursuivre les efforts concertés » pour soutenir l’Irak, mais il s’est gardé de la moindre annonce. À Madrid, les donateurs s’étaient engagés à hauteur de 33 milliards de dollars en faveur de l’Irak sur quatre ans, dont 5 milliards à la charge du Japon. L’enveloppe nippone doit servir à financer des programmes sanitaires, éducatifs, d’eau potable et d’électricité. Les besoins de l’Irak avaient été évalués à environ 56 mds USD sur 2004-2007. Tokyo, fidèle allié de Washington, a discrètement déployé quelque 550 soldats à Samawa, ville chiite du sud-est irakien, pour une mission « non combattante » de reconstruction, et envisagerait d’en porter le nombre à un millier. Controversé, il s’agit du premier déploiement de l’armée japonaise sur un théâtre de guerre depuis 1945. « Nous voulons entendre ce que les Irakiens ont à dire. Je m’attends à une déclaration politique forte, accompagnée de mesures pratiques que l’Irak va engager et qui convaincront les donateurs », anticipe un haut responsable du ministère des Affaires étrangères. Bagdad a déjà répondu durant le week-end par la voix de son ministre du Plan, Mahdi al-Hafez, qui s’est dit optimiste sur les résultats de la réunion de Tokyo. « L’Irak veut jouer un rôle plus actif » dans la reconstruction, a plaidé M. Hafez lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue jordanien, Bassem Awadallah, avant leur départ pour le Japon. Il est temps que « les Irakiens prennent leurs affaires en main » après le récent transfert de souveraineté, a-t-il dit. L’Irak veut remplacer les experts étrangers participant à la reconstruction par des Irakiens, de manière à réduire le coût des dépenses allouées à la sécurité dans un pays toujours en proie à la violence et aux enlèvements. Selon M. Hafez, la délégation irakienne va proposer à la conférence de Tokyo une liste de 324 projets, d’un coût total de 43,5 milliards USD, dont 53 concernant la réhabilitation des infrastructures (dont les systèmes d’égoût, les routes, les communications et le transport, l’électricité et le logement). Évaluant ce qui a été fait depuis un an dans le domaine de la reconstruction, M. Hafez a estimé que les « réalisations n’ont pas été décevantes ».
Le Japon accueille mercredi et jeudi la quatrième conférence de donateurs pour l’Irak au moment où Bagdad souhaite que les Irakiens soient plus impliqués dans les projets de reconstruction de leur pays.
C’est la première fois que les donateurs se retrouvent depuis l’entrée en fonctions d’un gouvernement irakien provisoire à la fin juin.
« Nous allons faire de notre mieux pour renforcer la coopération au sein de la communauté internationale », a promis le nouveau ministre nippon des Affaires étrangères Nobutaka Machimura.
« Certes, les donateurs ont leur propre histoire avant la guerre, mais il est désormais grand temps de nous coordonner entre nous », a-t-il plaidé.
Sont attendus à Tokyo les représentants d’une cinquantaine de pays, d’organismes et de fonds de développement internationaux.
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