Référendum
Les Suisses refusent de faciliter
la naturalisation des étrangers
le 27 septembre 2004 à 00h00
Les Suisses ont rejeté hier par référendum un projet d’octroi de facilité de la nationalité helvétique aux étrangers, au terme d’une campagne marquée par une propagande aux relents xénophobes de la part de la droite populiste.
Dans l’ensemble, 57 % des Suisses ont voté contre le projet qui prévoyait de faciliter la naturalisation des jeunes étrangers ayant effectué au moins cinq ans de scolarité dans le pays (« deuxième génération »). Une majorité plus mince (52 %) a rejeté le projet d’octroi automatique de la nationalité aux enfants de la troisième génération, selon des résultats portant sur tous les cantons à l’exception de Zurich. Tous les grands partis avaient appelé à voter oui aux deux questions du référendum, à l’exception de la droite populiste qui n’a pas hésité, dans un tract largement diffusé dans la presse et les boîtes aux lettres, à pronostiquer que les musulmans représenteraient 72 % de la population suisse en 2040.
Dans son affiche électorale, l’Union démocratique du centre (UDC - droite populiste), devenue l’an dernier le premier parti du pays en remportant 27 % des voix aux élections législatives, montrait des mains à la peau plus ou moins colorée se tendant vers des passeports rouges à croix blanche. D’autres tracts montraient un passeport suisse ouvert sur la photo d’Oussama Ben Laden. Toute cette propagande a suscité un sursaut de dernière minute des autres partis politiques qui ont ensemble dénoncé un « climat de haine », mais sans pouvoir modifier l’issue du scrutin dans un pays où beaucoup d’électeurs votent par correspondance plusieurs semaines à l’avance.
L’association Secondos, qui rassemble des immigrés de la deuxième génération, s’est dit « dégoûtée » par le résultat du scrutin, la Suisse conservant ainsi une des législations les plus restrictives d’Europe en matière de citoyenneté.
C’est la troisième fois en 21 ans que la Suisse rejette un tel projet.
Les Suisses ont rejeté hier par référendum un projet d’octroi de facilité de la nationalité helvétique aux étrangers, au terme d’une campagne marquée par une propagande aux relents xénophobes de la part de la droite populiste.
Dans l’ensemble, 57 % des Suisses ont voté contre le projet qui prévoyait de faciliter la naturalisation des jeunes étrangers ayant effectué au moins cinq ans de scolarité dans le pays (« deuxième génération »). Une majorité plus mince (52 %) a rejeté le projet d’octroi automatique de la nationalité aux enfants de la troisième génération, selon des résultats portant sur tous les cantons à l’exception de Zurich. Tous les grands partis avaient appelé à voter oui aux deux questions du référendum, à l’exception de la droite populiste qui n’a pas hésité, dans un tract...
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