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Toujours pas de solution pour l’ardoise des plus pauvres

La communauté internationale est parvenue à un consensus sur la nécessité d’alléger la dette des pays les plus pauvres de la planète, a affirmé samedi le président du Comité monétaire et financier international du FMI, le chancelier de l’Échiquier britannique Gordon Brown. Mais ni le FMI ni le G7 la veille n’ont proposé de solution concrète. Le président de la Banque mondiale, James Wolfensohn, a tancé les grands argentiers du monde réunis hier à Washington, leur reprochant de ne pas tenir les engagements pris en faveur des pauvres et de multiplier en vain les réunions. Les avis divergent en effet encore sur les moyens de réduire la dette multilatérale des pays pauvres. M. Brown a rappelé que depuis 2000, il existe un consensus sur l’annulation à 100 % de la dette bilatérale des plus démunis. Parmi les propositions en discussions pour alléger le poids de la dette des pays pauvres, celle de la réévaluation des réserves d’or du FMI « devra être étudiée davantage », a encore indiqué M. Brown, selon qui « il n’y a pas d’objection philosophique » à cette idée. Il a rappelé qu’en 1999, le FMI avait procédé à la vente d’une partie de ses réserves pour aider justement à régler le problème du surendettement de certains pays. Les 3 217 tonnes des réserves d’or du FMI sont évaluées à 8,5 milliards de dollars alors qu’au cours actuel de l’once d’or, elles en vaudraient quelque 42,2 milliards de dollars, selon les estimations du FMI. Selon l’organisation humanitaire Oxfam, même si le FMI ne réévaluait qu’un dixième de ses réserves d’or, l’argent ainsi dégagé par les pays qui n’auraient plus besoin de rembourser ce montant suffirait pour financer chaque année les soins permettant à un million de mères de ne plus mourir en couches dans les pays en développement.
La communauté internationale est parvenue à un consensus sur la nécessité d’alléger la dette des pays les plus pauvres de la planète, a affirmé samedi le président du Comité monétaire et financier international du FMI, le chancelier de l’Échiquier britannique Gordon Brown. Mais ni le FMI ni le G7 la veille n’ont proposé de solution concrète. Le président de la Banque mondiale, James Wolfensohn, a tancé les grands argentiers du monde réunis hier à Washington, leur reprochant de ne pas tenir les engagements pris en faveur des pauvres et de multiplier en vain les réunions.
Les avis divergent en effet encore sur les moyens de réduire la dette multilatérale des pays pauvres. M. Brown a rappelé que depuis 2000, il existe un consensus sur l’annulation à 100 % de la dette bilatérale des plus démunis.
Parmi les...