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Actualités - Chronologie

Le G7 accueille la Chine et se penche sur la problématique pétrole-croissance

La Chine va poursuivre « fermement » la réforme de son régime de taux de change, a affirmé hier le Trésor américain à quelques heures d’une rencontre très attendue entre Pékin et le G7 à Washington, la première du genre. Le groupe des sept pays les plus industrialisés (Royaume-Uni, Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, États-Unis), dont chacun souffre à un titre ou à un autre de la faiblesse de la monnaie chinoise, le yuan, réclame depuis des mois des concessions en ce sens, jusqu’ici sans succès. Pour l’heure, la monnaie chinoise est liée de manière fixe au dollar à un niveau jugé artificiellement bas par le G7. Les ministres des Finances et gouverneurs de banque centrale du G7 ainsi que le ministre russe des Finances, Alexei Koudrine, ont entamé leur réunion par un déjeuner de travail, durant lequel est traditionnellement évoquée la situation de l’économie mondiale. Les États-Unis se veulent optimistes : la délégation chinoise « a réaffirmé son engagement à poursuivre les réformes et à avancer avec fermeté et constance vers un régime de change souple basé sur les principes du marché », selon le communiqué du Trésor, publié à l’issue d’une rencontre bilatérale sino-américaine. Depuis septembre 2003, le G7 s’était régulièrement adressé à la Chine – sans jamais la nommer – en recommandant « davantage de flexibilité dans les taux de change ». Un message également martelé par le Fonds monétaire international. Les économistes ne s’attendent cependant pas à une annonce majeure de la part des Chinois, pas plus apparemment que les délégations : « Je ne m’attends vraiment pas à de grands changements » sur la question du taux de change du yuan, a ainsi expliqué le commissaire européen aux Affaires économiques, Joaquin Almunia. Outre la Chine, la réunion devrait principalement aborder le thème du pétrole et de la répercussion de l’envolée des cours sur l’économie mondiale. Les prix du baril ont pour la première fois cette semaine franchi la barre symbolique des 50 dollars. Quel que soit son déplaisir face à cette situation, le G7 ne peut quasiment rien faire à court ou moyen terme, que ce soit pour apaiser les tensions géopolitiques ou pour renforcer les capacités de production, soulignent les économistes de Commerzbank dans une note d’analyse. Tout ce qu’il peut faire est « ouvrir le dialogue et faire pression sur l’Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et les autres pays producteurs pour qu’ils acceptent plus d’investissements extérieurs » afin de renforcer les capacités de production, jugent-ils.
La Chine va poursuivre « fermement » la réforme de son régime de taux de change, a affirmé hier le Trésor américain à quelques heures d’une rencontre très attendue entre Pékin et le G7 à Washington, la première du genre.
Le groupe des sept pays les plus industrialisés (Royaume-Uni, Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, États-Unis), dont chacun souffre à un titre ou à un autre de la faiblesse de la monnaie chinoise, le yuan, réclame depuis des mois des concessions en ce sens, jusqu’ici sans succès.
Pour l’heure, la monnaie chinoise est liée de manière fixe au dollar à un niveau jugé artificiellement bas par le G7.
Les ministres des Finances et gouverneurs de banque centrale du G7 ainsi que le ministre russe des Finances, Alexei Koudrine, ont entamé leur réunion par un déjeuner de travail, durant...