Environnement
Moscou donne son feu vert à la ratification du protocole de Kyoto
le 01 octobre 2004 à 00h00
Moscou, après avoir tergiversé pendant des années, s’est officiellement rallié hier au protocole de Kyoto destiné à freiner le réchauffement climatique, le gouvernement russe ayant approuvé le projet de loi sur la ratification et décidé de le transmettre à la Douma. L’accord du gouvernement – et donc du président Vladimir Poutine – est un pas décisif qui devrait permettre à terme l’entrée en vigueur de l’accord international conclu en 1997, portant sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
La Douma étant dominée à une très large majorité par le parti pro-Kremlin Russie unie, la ratification russe ne devrait en effet pas poser de problème majeur. La date à laquelle le projet sera transmis aux députés n’a toutefois pas encore été précisée. Le protocole de Kyoto doit, pour entrer en vigueur, être ratifié par au moins 55 pays représentant 55 % des émissions de CO2 des pays industriels. Les États-Unis ayant décidé en 2001 de le rejeter, la barre des 55 % ne peut plus être atteinte qu’avec la ratification de la Russie. Cependant, les autorités russes n’ont pas caché que leur décision était avant tout un geste politique, certains responsables rappelant que les intérêts économiques du protocole pour la Russie n’étaient à ce jour pas démontrés.
« Le caractère particulier de notre position est que tout dépend de nous. L’avenir du protocole de Kyoto est entre nos mains », a souligné le vice-ministre des Affaires étrangères, Iouri Fedotov, devant le Conseil des ministres.
En dépit d’appels insistants, venant notamment de l’Union européenne, le président Poutine a soufflé le chaud et le froid sur ses intentions ces dernières années, alors qu’au sein de la direction russe, s’affrontaient partisans et opposants de l’accord. Le conseiller du Kremlin, Andreï Illarionov, a notamment assuré à plusieurs reprises que la croissance russe allait pâtir de cet accord et que l’objectif du Kremlin de doubler le PIB en dix ans ne serait plus réalisable.
La Commission européenne a par ailleurs immédiatement salué le ralliement russe, se disant « impatiente » de collaborer avec Moscou sur le sujet. La responsable du dossier climat à l’Onu a estimé que le président Poutine avait ainsi « montré son sens de l’État et adressé un signal encourageant à la communauté internationale ». La ratification russe devrait aussi – échange de bons procédés – faciliter l’entrée de la Russie dans l’Organisation mondiale du commerce (OMC), une priorité de M. Poutine, estiment de nombreux analystes.
Moscou, après avoir tergiversé pendant des années, s’est officiellement rallié hier au protocole de Kyoto destiné à freiner le réchauffement climatique, le gouvernement russe ayant approuvé le projet de loi sur la ratification et décidé de le transmettre à la Douma. L’accord du gouvernement – et donc du président Vladimir Poutine – est un pas décisif qui devrait permettre à terme l’entrée en vigueur de l’accord international conclu en 1997, portant sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
La Douma étant dominée à une très large majorité par le parti pro-Kremlin Russie unie, la ratification russe ne devrait en effet pas poser de problème majeur. La date à laquelle le projet sera transmis aux députés n’a toutefois pas encore été précisée. Le protocole de Kyoto doit, pour entrer...
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