WASHINGTON, d’Irène MOSALLI
« Shrek vs Brek », c’est ainsi que l’on a qualifié le débat qui a opposé mardi soir les deux candidats à la vice-présidence des États-Unis. « Shrek », du nom de l’ogre du dessin animé éponyme, est associé à l’homme fort de l’administration Bush, Dick Cheney, en raison de sa stature, physique et politique. Face à lui, John Edwards, en qui l’on a vu une réminiscence de « Brek girl », une image de femme, qui, durant la Grande Dépression, symbolisait l’Américaine idéale, belle et pure. Ceci pour le charisme, sous lequel apparaît néanmoins un avocat redoutable.
« NICE TO SEE YOU ». C’est ce qu’a dit John Edwards en serrant la main de Dick Cheney sur le podium avant de débuter leur confrontation qui devait le transformer de « Mr. Nice » en « Mr. Aggressor ».
UN VIEUX DE LA VIEILLE ET UN NOVICE
À l’actif de Dick Cheney (63 ans) un quart de siècle d’expérience politique, et le label de la bureaucratie washingtonienne : l’homme est sombre et solide. John Edwards (51 ans) est un novice de la vie publique, avec seulement six années passées au Sénat. À son avantage, un sourire lumineux et l’art de la persuasion.
UN FORMAT QUE NE VOULAIENT
PAS LES DÉMOCRATES
Les aspirants au poste de vice-président étaient installés derrière une même table et faisaient face à la modératrice, Gwen Ifil, de la très respectable chaîne de télévision PBS. Les démocrates avaient demandé que les deux débatteurs puissent circuler librement sur le podium – ce qui aurait avantagé Edwards –, mais les républicains ont refusé. Les démocrates ont néanmoins fait plusieurs concessions, côté format, pour que les républicains acceptent de tenir trois débats publics.
APPEL EN COULISSES DU CAMP BUSH POUR
UNE GRANDE PARTICIPATION AUX SONDAGES
Le directeur de campagne de Georges W. Bush a demandé par e-mail aux partisans du président de participer, après le débat, de l’Ohio, à tous les sondages lancés par la presse et les télévisions. Il a précisé que cette méthode avait été employée par les démocrates à l’issue du premier débat présidentiel pour « masquer l’aspect flip-flop » de leur candidat.
L’OHIO, 27 FOIS VISITÉ PAR BUSH ET 20 FOIS PAR KERRY
L’État conservateur de l’Ohio, devenu « indécis », est très convoité par les deux parties. On y vote en fonction d’une cause, plutôt que relativement à une affiliation partisane.
MICHAEL MOORE ACHÈTE DES VOIX AVEC
DES SNACKS ET DES SOUS-VÊTEMENTS
Dans le Michigan, le Parti républicain a porté plainte contre Michael Moore qui exhorte les étudiants de plusieurs universités à voter contre Bush en leur offrant en contrepartie des sous-vêtements et toute sorte de snacks pour un an.
TROIS QG RÉPUBLICAINS ATTAQUÉS
Le jour du débat des vice-présidentiables, des coups de feu ont été tirés sur deux quartiers généraux du Parti républicain à Huntington (Virginie) et à Knoxville (Tennessee). Deux autres QG, à Orlando et à Miami (Floride), ont été pris d’assaut par les manifestants.
WASHINGTON, d’Irène MOSALLI
« Shrek vs Brek », c’est ainsi que l’on a qualifié le débat qui a opposé mardi soir les deux candidats à la vice-présidence des États-Unis. « Shrek », du nom de l’ogre du dessin animé éponyme, est associé à l’homme fort de l’administration Bush, Dick Cheney, en raison de sa stature, physique et politique. Face à lui, John Edwards, en qui l’on a vu une réminiscence de « Brek girl », une image de femme, qui, durant la Grande Dépression, symbolisait l’Américaine idéale, belle et pure. Ceci pour le charisme, sous lequel apparaît néanmoins un avocat redoutable.
« NICE TO SEE YOU ». C’est ce qu’a dit John Edwards en serrant la main de Dick Cheney sur le podium avant de débuter leur confrontation qui devait le transformer de « Mr. Nice » en « Mr. Aggressor ».
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