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Actualités - Chronologie

Washington renoue avec le veto pour protéger l’État hébreu

Les États-Unis ont renoué avec une longue habitude en usant de leur droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies pour bloquer une résolution condamnant Israël. Ils avaient pourtant fait une entorse à leurs habitudes le 20 mai dernier en laissant passer une résolution du Conseil dénonçant Israël pour des opérations meurtrières à Rafah, dans la bande de Gaza. Mais mardi, à un mois de l’élection présidentielle, leur représentant permanent à l’Onu, John Danforth, a donné à son explication de vote les accents traditionnels de la politique américaine, qui voit le plus souvent Washington brandir le veto pour empêcher que son allié soit critiqué. Le projet de résolution, présenté par l’Algérie au nom du groupe arabe, exigeait la fin de l’actuelle offensive israélienne dans la bande de Gaza et le retrait des troupes israéliennes de la zone. Dans son explication de vote, M. Danforth a vivement critiqué le projet, le considérant comme « non sincère », et « manquant d’objectivité et de crédibilité ». Il lui a reproché de faire la part belle aux exigences vis-à-vis d’Israël en « passant sous silence » les attaques à la roquette dont il est victime. Avant le vote, la plupart des pays membres du Conseil de sécurité avaient souligné l’aspect, à leurs yeux « disproportionné », de l’opération militaire d’Israël par rapport à la menace. Sans le veto américain, la résolution aurait été adoptée puisque onze pays ont voté pour, tandis que trois – l’Allemagne, la Roumanie et le Royaume-Uni – s’abstenaient. Il s’agit du 27e veto concernant Israël et les territoires palestiniens, sur un total de 80 utilisations du droit de veto américain.
Les États-Unis ont renoué avec une longue habitude en usant de leur droit de veto au Conseil de sécurité des Nations unies pour bloquer une résolution condamnant Israël. Ils avaient pourtant fait une entorse à leurs habitudes le 20 mai dernier en laissant passer une résolution du Conseil dénonçant Israël pour des opérations meurtrières à Rafah, dans la bande de Gaza.
Mais mardi, à un mois de l’élection présidentielle, leur représentant permanent à l’Onu, John Danforth, a donné à son explication de vote les accents traditionnels de la politique américaine, qui voit le plus souvent Washington brandir le veto pour empêcher que son allié soit critiqué.
Le projet de résolution, présenté par l’Algérie au nom du groupe arabe, exigeait la fin de l’actuelle offensive israélienne dans la bande de Gaza et le...