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Johannesburg va lancer un compte pour les exclus bancaires

Les principales banques sud-africaines s’apprêtent à lancer un compte bancaire pour les pauvres, baptisé Mzansi, simple et peu onéreux, pour corriger les déséquilibres économiques hérités de la ségrégation passée, mais aussi répondre à l’attrait d’un immense marché. Dans un pays reconnu pour la sophistication de son système bancaire et financier, 13 millions de personnes, soit environ un adulte sur deux, n’ont pas de compte bancaire. Et la carte des implantations bancaires reflète, de manière frappante, les divisions imposées par le régime de l’apartheid : les régions les moins équipées correspondent aux anciens homelands, États fantoches réservés aux Noirs, mis en place pour imposer une politique de développement séparé de chaque groupe racial. Pour nombre de Sud-Africains qui vivent de l’économie informelle, l’ouverture d’un compte représente un véritable parcours du combattant, certains établissements réclamant des justificatifs de domicile et d’emploi. Le lancement de Mzansi – terme zoulou qui signifie « Sud » –, répond d’abord à la volonté d’être en ligne avec les objectifs du programme de Black Economic Empowerment (BEE), ou émancipation économique des Noirs, qui vise à « favoriser le retour de communautés historiquement marginalisées au cœur de l’économie ». « Tout ce dont vous aurez besoin pour ouvrir un compte sera une pièce d’identité et un très faible dépôt initial qui devrait se situer autour de 2,5 euros », explique Charles Chemel, en charge du projet au sein du Conseil des banques.
Les principales banques sud-africaines s’apprêtent à lancer un compte bancaire pour les pauvres, baptisé Mzansi, simple et peu onéreux, pour corriger les déséquilibres économiques hérités de la ségrégation passée, mais aussi répondre à l’attrait d’un immense marché.
Dans un pays reconnu pour la sophistication de son système bancaire et financier, 13 millions de personnes, soit environ un adulte sur deux, n’ont pas de compte bancaire.
Et la carte des implantations bancaires reflète, de manière frappante, les divisions imposées par le régime de l’apartheid : les régions les moins équipées correspondent aux anciens homelands, États fantoches réservés aux Noirs, mis en place pour imposer une politique de développement séparé de chaque groupe racial.
Pour nombre de Sud-Africains qui vivent de...