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Actualités - Chronologie

Moto - Grand Prix du Japon Olivier Jacque pour le plaisir

Le Français Olivier Jacque, détenteur d’une invitation pour courir sur Moriwaki le Grand Prix motocycliste du Japon cette fin de semaine, aborde enthousiaste son éphémère retour à la compétition avec le seul objectif de satisfaire l’écurie qui lui a fait confiance. Écarté de l’écurie Gauloises-Fortuna Yamaha pour manque de résultats au moment où elle recrutait l’Italien Valentino Rossi, « O.J. », champion du monde 2000 des 250 cc, n’a pas retrouvé de guidon cette année. Outre quelques timides et infructueuses incursions dans le rallye automobile, il s’est, pour l’essentiel, consacré à son écurie moto engagée dans le championnat de France Open des 125 cc, le Team O.J. Il a été appelé par Moriwaki, que d’aucuns dans le paddock surnomment « le sorcier » du MotoGP, pour remplacer l’Australien Andrew Pitt, peu convaincant dans les rares courses où l’écurie a reçu un carton d’invitation. Moriwaki détient l’art d’accommoder les restes laissés par Honda. Moto-labo L’ingénieur japonais et son fils « bricolent » avec talent des prototypes autour d’une base moteur connue qui donnent à leurs machines des allures de « moto-labo ». Certaines de leurs trouvailles sur le châssis, les suspensions ou les aménagements périphériques des motos sont parfois reprises par la maison d’origine. Olivier Jacque est conscient qu’une telle monture, animée par le propulseur de la Honda RC211 V5 de 2003 et chaussée d’enveloppes Dunlop, ne le ramènera pas brutalement sur le devant de la scène, mais l’aventure l’a séduit. Elle lui permet avant tout de réintégrer un univers qui, quoi qu’il en dise, lui manque. Il a fait ses premiers tours de roue après le Grand Prix de République tchèque, où a été conclu son engagement. Pour aborder le Grand Prix du Japon, douzième épreuve du championnat du monde motocycliste 2004, il est ensuite allé effectuer trois jours de roulage à Sepang (Malaisie). « Ces essais ont été difficiles car la piste avait été bien salie quelques jours plus tôt par une course d’endurance automobile. Néanmoins, nous avons pu progresser dans le développement de la machine », assure le Français. Reconnaissance « Nous avons encore énormément de travail. Dans l’ensemble, la moto est vraiment très souple, mais nous devons améliorer la rigidité du châssis qui manque de précision pour l’instant. Le moteur Honda est vraiment plaisant et efficace, mais nous avons eu quelques soucis avec nos pneus dans la forte chaleur de Sepang. Il a été difficile de réaliser des temps constants », commente « O.J. ». Il se déclare toutefois « vraiment heureux de revenir sur les Grands Prix et de les aborder dans cette atmosphère ». Selon lui, « courir sans pression est toujours agréable ». Jacque s’assigne comme objectif « d’améliorer la place de la Moriwaki sur la grille et au terme de la course ». Considérant que « cette équipe sympathique fait le maximum », il lui a prodigué « tous les conseils possibles pour faire évoluer cette moto expérimentale ». Olivier Jacque évoque sa rencontre avec Moriwaki père, élément déterminant de son engagement. « Le courant est très bien passé entre nous. C’est un passionné qui m’a fait penser à Guy Coulon, mon ancien chef mécanicien chez Gauloises-Tech 3. Compétent, pointu, drôle, il croit à son projet dur comme fer et n’hésite pas à gribouiller des dessins de la future moto sur la nappe du restaurant. » « Quand on rencontre des gens comme ça, on ne peut qu’être motivé et avoir envie de leur donner satisfaction », conclut le « revenant ».
Le Français Olivier Jacque, détenteur d’une invitation pour courir sur Moriwaki le Grand Prix motocycliste du Japon cette fin de semaine, aborde enthousiaste son éphémère retour à la compétition avec le seul objectif de satisfaire l’écurie qui lui a fait confiance.
Écarté de l’écurie Gauloises-Fortuna Yamaha pour manque de résultats au moment où elle recrutait l’Italien Valentino Rossi, « O.J. », champion du monde 2000 des 250 cc, n’a pas retrouvé de guidon cette année. Outre quelques timides et infructueuses incursions dans le rallye automobile, il s’est, pour l’essentiel, consacré à son écurie moto engagée dans le championnat de France Open des 125 cc, le Team O.J.
Il a été appelé par Moriwaki, que d’aucuns dans le paddock surnomment « le sorcier » du MotoGP, pour remplacer l’Australien...