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Actualités - Opinion

Le meurtre de Bachir : encore des questions

En cette fin d’été, le Liban commémore, comme chaque année, le 14 septembre, le 22e anniversaire de l’assassinat du président élu, cheikh Bachir Gemayel. Pourquoi (et comment) des membres de l’ancienne équipe qui collaboraient avec Bachir, et qui donnaient alors au pays des leçons de patriotisme, se retrouvent-ils aujourd’hui dans les lignées politiques en contradiction avec celle tracée par l’ancien chef de l’État, et même en contradiction avec la politique d’un Liban libre ? Encore plus, comment le président élu, idole de dizaines de milliers de Libanais, a-t-il pu être assassiné dans la maison même des Kataëb, en plein centre d’Achrafieh ? Autre interrogation, d’actualité celle-là aussi, comment des archives politiques et militaires, supposées secrètes il n’y a pas longtemps, ont-elles pu être consultées et utilisées par des auteurs ou des cinéastes qui n’ont en tête qu’un seul but : relater des périodes bien déterminées de la guerre contre le Liban, en négligeant d’autres périodes non moins importantes ? Vingt-deux ans après le meurtre de Bachir Gemayel, l’heure n’est-elle pas venue de cesser l’exploitation de sa mémoire dans des buts le plus souvent d’intérêt personnel ? Car, ne l’oublions pas, évoquer le souvenir de Bachir c’est évoquer, avant tout, le sacrifice de 10 000 jeunes martyrs, ainsi que le sacrifice de toute une nation, dans toutes ses composantes, pour que continue de vivre le Liban. Et puis, le moment n’est-il pas venu, vingt-deux ans après, de faire éclater la vérité, toute la vérité, au sujet du complot du 14 septembre 1982, pour que justice puisse enfin être faite ? Gaby Jean CHAMI
En cette fin d’été, le Liban commémore, comme chaque année, le 14 septembre, le 22e anniversaire de l’assassinat du président élu, cheikh Bachir Gemayel.
Pourquoi (et comment) des membres de l’ancienne équipe qui collaboraient avec Bachir, et qui donnaient alors au pays des leçons de patriotisme, se retrouvent-ils aujourd’hui dans les lignées politiques en contradiction avec celle tracée par l’ancien chef de l’État, et même en contradiction avec la politique d’un Liban libre ? Encore plus, comment le président élu, idole de dizaines de milliers de Libanais, a-t-il pu être assassiné dans la maison même des Kataëb, en plein centre d’Achrafieh ?
Autre interrogation, d’actualité celle-là aussi, comment des archives politiques et militaires, supposées secrètes il n’y a pas longtemps, ont-elles pu...