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Actualités - Chronologie

La guérilla avance pour la première fois des exigences étrangères à l’Irak

Pour la première fois depuis les premiers rapts d’étrangers en avril, la guérilla, qui bornait ses exigences aux affaires irakiennes, a élargi ses demandes à la cause de l’islam en général en réclamant de la France un changement de sa politique concernant le voile islamique. L’Armée islamique en Irak est considérée comme une des plus grandes dans la galaxie comprenant une soixantaine de mouvements qui revendiquent des opérations contre « les forces d’occupation » en Irak. Elle est implantée dans toutes les régions sunnites, notamment à Bagdad, la région occidentale d’al-Anbar avec les villes de Falloujah et Ramadi et les trois villes de Mahmoudiya, Latifiya et Iskandariya, au sud de la capitale. Dans ses communiqués sur Internet, ce mouvement affirme avoir attaqué les forces américaines, la police, les gardes nationaux qu’il surnomme « les boucliers humains de l’ennemi ». Il compte plusieurs brigades comme Khaled ben Walid, un chef militaire musulman au temps de Mahomet, al-Hussein, le petit-fils de Mahomet, Ali gendre du prophète, Mouhadjerine et Ansar. Son premier rapt date du début juillet avec celui du Philippin Angelo de la Cruz, 46 ans, enlevé alors qu’il pénétrait à bord d’un véhicule en Irak en provenance d’Arabie saoudite. Elle avait obtenu de Manille le retrait de ses troupes d’Irak au grand dam des États-Unis, ce qui lui avait donné un grand prestige dans la guérilla. Elle avait tué, fin juillet, deux ouvriers pakistanais travaillant pour l’armée américaine, ainsi que le journaliste italien Enzo Baldoni, dont la mort a été annoncée la semaine dernière. Elle est une des huit organisations à avoir revendiqué des rapts d’étrangers. La première à l’avoir fait a été la Brigade des moudjahidine qui avait enlevé puis relâché en avril trois Japonais et quatre Italiens, dont un avait été assassiné. La plus radicale est Tawhid wal-Jihad de l’islamiste Abou Moussab al-Zarqaoui, qui a assassiné notamment l’Américain Nicolas Berg, un Sud-Coréen, un Bulgare et un Égyptien « qui avait avoué être un espion à la solde de l’Amérique » et plusieurs responsables irakiens. En outre, l’Armée secrète islamique détient sept otages, dont trois Indiens, trois Kényans et un Égyptien, Ansar al-Sunna se targue d’avoir égorgé un « Arabe ayant la nationalité américaine » et enlevé un Marine américain d’origine libanaise Wassef Ali Hassoun et 12 Népalais. Le Mouvement islamique des moudjahidine en Irak a libéré un Libanais en hommage « à la résistance de ce pays face à Israël » alors que la Colère divine en a égorgé un autre travaillant pour une compagnie de communications. Toutes ces organisations opèrent généralement dans les régions sunnites et ont toutes justifié leurs actions comme un chantage vis-à-vis des pays faisant partie de la coalition pour qu’ils partent ou pour contraindre les compagnies de pays voisins de l’Irak à cesser toute activité dans ce pays. Cependant, en mai à Falloujah, des moudjahidine qui avaient enlevé brièvement deux journalistes d’une chaîne de télévision française les avaient relâchés en raison de la politique de la France hostile à la guerre en Irak, tout en reprochant à Paris sa loi sur le voile islamique.
Pour la première fois depuis les premiers rapts d’étrangers en avril, la guérilla, qui bornait ses exigences aux affaires irakiennes, a élargi ses demandes à la cause de l’islam en général en réclamant de la France un changement de sa politique concernant le voile islamique.
L’Armée islamique en Irak est considérée comme une des plus grandes dans la galaxie comprenant une soixantaine de mouvements qui revendiquent des opérations contre « les forces d’occupation » en Irak. Elle est implantée dans toutes les régions sunnites, notamment à Bagdad, la région occidentale d’al-Anbar avec les villes de Falloujah et Ramadi et les trois villes de Mahmoudiya, Latifiya et Iskandariya, au sud de la capitale. Dans ses communiqués sur Internet, ce mouvement affirme avoir attaqué les forces américaines, la police, les...