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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Redressement de l’euro

L’euro s’est apprécié face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux alors que les investisseurs restaient circonspects à propos de l’évolution de l’économie US. C’est ainsi que malgré la baisse de 3 000 des demandes d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière, pour totaliser 331 000 seulement, il ont relevé d’autres signes laissant croire que les déséquilibres conjoncturels s’amplifient dans la première économie mondiale. À cet égard, ils ont fait état de la nouvelle baisse de 0,3 % en juillet de l’indice composite des principaux indicateurs de l’économie US établi par le Conference Board qui est censé préfigurer l’évolution de la conjoncture aux États-Unis dans les 6 prochains mois. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre de la banque de réserve de Philadelphie que son indice mesurant l’activité industrielle dans cette région a reculé de 36,1 points en juillet à 28,5 points en août. De plus, l’évanouissement des espoirs d’une fin de crise en Irak et les menaces lancées par la milice de Moqtada Sadr contre les intérêts des États-Unis dans le monde si les lieux saints à Najaf étaient pris d’assaut par les forces US ont également pesé sur le dollar au profit des autres grandes monnaies dont l’euro qui a trouvé un certain appui dans la hausse de 0,6 % des prix à la production en Allemagne en juillet par rapport à juin, pavant la voie à un prochain durcissement de la politique monétaire de la BCE lors de la réunion de son conseil des gouverneurs jeudi prochain. De ce fait, le dollar n’a pas pu bénéficier de la baisse de 0,4 % des ventes de détail en Grande-Bretagne en juillet, restant sous pression jusqu’à la fin de la journée. En effet, l’euro est parvenu à recouvrer presque tout le terrain qu’il avait perdu depuis le début de la semaine, se négociant à New York à 1,2370 $ contre 1,2335 $ la veille, en hausse de 0,28 %. Les Bourses coupées dans leur élan par le pétrole La Bourse US a renoué avec la baisse hier au terme d’une séance marquée par la première cotation de Google qui a opéré un bond spectaculaire mais sans aucun effet sur le restant de la cote. La détérioration de la situation en Irak, qui a tiré les prix du pétrole vers de nouveaux records historiques, ainsi que les mauvais chiffres sur l’économie US publiés hier ont constitué le principal facteur déprimant du marché. De plus, l’abaissement de la notation de Delta Air Lines par S & P a également pesé sur le secteur de l’aviation. Quant aux Bourses européennes, elles ont pour la plupart terminé en légère hausse, après avoir cédé une bonne partie de leurs gains de la matinée en raison d’inquiétudes ravivées concernant l’impact des cours élevés du pétrole sur l’économie. Les constructeurs automobiles et les sociétés d’aviation ont été les principales victimes de cette hausse du pétrole qui n’a même pas profité aux sociétés du secteur, dont Total, BP et BG Group qui ont pâti d’une révision à la baisse des recommandations de Goldman Sachs et Lehman Bbothers. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont continué de battre en retraite, retombant de 7,84 $ à 7,78 $ et à 7,77 $ respectivement. Élie KAHWAGI

L’euro s’est apprécié face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux alors que les investisseurs restaient circonspects à propos de l’évolution de l’économie US. C’est ainsi que malgré la baisse de 3 000 des demandes d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière, pour totaliser 331 000 seulement, il ont relevé d’autres signes laissant croire que les déséquilibres conjoncturels s’amplifient dans la première économie mondiale. À cet égard, ils ont fait état de la nouvelle baisse de 0,3 % en juillet de l’indice composite des principaux indicateurs de l’économie US établi par le Conference Board qui est censé préfigurer l’évolution de la conjoncture aux États-Unis dans les 6 prochains mois. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre de la banque de réserve de...