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Actualités - Rencontre

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«Les 10 commandements du Bonheur», de Claude de Milleville, éd. Solar «Le bonheur est une disposition de l’esprit» disait Louise de Vilmorin. Claude de Milleville est apparemment de cet avis. «Ces dix commandements du bonheur sont le cadeau que m’a laissé une vie rude, passionnante et quelquefois douloureuse». Aujourd’hui, elle dit se régaler tellement des fruits de la vie qu’elle a envie de partager ses petits secrets en les mettant à la portée de chacun. L’être humain navigue généralement en aveugle dans un mal de vivre profond qu’il camoufle au mieux pour ignorer sa souffrance. Pourtant, signale l’auteur, apprendre à mobiliser au jour le jour son énergie et sa créativité est à la portée de chacun. C’est cette voie vers laquelle nous guide cet ouvrage, nous induisant à reconnaître en chaque être et en chaque chose le trésor caché qui peu à peu transfigurera notre existence et nous conduira vers la paix intérieure. Pour, tout simplement, apprendre le bonheur... C’est au réveil que la chasse à la grisaille commence. «L’essentiel, c’est la considération bienveillante que nous nous accorderons aux premières secondes du matin, raconte Claude de Milleville, car trop souvent le regard que nous jetons sur nous-mêmes nous condamne». Au lieu de nous focaliser sur nos défauts, nos manques et nos faiblesses, admirons aussi nos qualités et nos richesses. Idéal pour doper sa confiance en soi et progresser vraiment. Même si vous ne croyez pas aux conseils, voici quelques petits trucs pour vous mettre le cœur en fête et vous donner le sourire aux lèvres… «Tristes revanches», de Yoko Ogawa, Actes Sud Née en 1962, vivant dans la région d’Osaka, Yoko Ogawa est une adepte du récit court. Elle aime jouer avec son lecteur et aiguiser en lui une attirance pour des sortilèges saisissants, voire indéchiffrables. Dans Tristes revanches, recueil de onze nouvelles, plane l’ombre de «l’incommunicabilité» et des amours déçues. C’est l’histoire d’une mère inconsolable de la mort de son fils, retrouvé asphyxié dans un frigo abandonné sur une décharge, et qui ne peut pas partager sa souffrance avec son mari. Ou l’histoire d’une secrétaire amoureuse d’un maître de conférences qu’elle finit par tuer parce qu’il ne se décide pas à rompre avec sa femme. Ailleurs, un homme rencontre dans sa chambre d’hôtel une inconnue qui se dit romancière et lui confie sa peur de perdre son manuscrit. Mais la nouvelle la plus incisive du recueil met en scène une artiste-peintre âgée, veuve de longue date, qui se pique de jouer les mécènes avec un jeune chanteur dont la voix l’a séduite. Amitié particulière, rapports de domination et ambiguïté, le texte développe une dramaturgie implacable. L’écriture est étonnante, captivante. Les reports aux précédentes nouvelles interpellent le lecteur. L’ensemble reste très morbide et donne des frissons; en particulier cette septième nouvelle intitulée «Bienvenue au musée des supplices». Justement peut-être un peu trop morbide. Extrait: «C’était la blouse blanche du maître de conférences. Je l’ai secouée. De la poche est tombée la langue. Celle qui avançait sans cesse des prétextes. Elle fut suivie des lèvres, des amygdales, des cordes vocales. Elles étaient encore tièdes et souples.» «Toi, mon infinitude», de Jacques Salomé, calligraphies de Hassan Massoudy Psychologue, écrivain, conférencier, fondateur du Centre de formation en relations humaines, Jacques Salomé a publié de nombreux ouvrages, dont un best-seller sur la survie du couple: Parle-moi... j’ai des choses à te dire (Éditions de l’homme), une véritable grammaire relationnelle: T’es toi quand tu parles (Albin Michel), un livre d’espoir: Apprivoiser la tendresse (Éditions Jouvence) et Pour ne plus vivre sur la planète Taire (Albin Michel). Cet auteur à succès a un jardin secret: la poésie. Cet ouvrage est le fruit de la rencontre entre ses rimes et les courbes dansantes des dessins du calligraphe irakien Hassan Massoudy. Massoudy, qui vit actuellement à Paris, expose régulièrement ses œuvres et publie des livres, dont Le Jardin perdu, texte d’Andrée Chedid, Les quatrains de Rûmi, Le passant d’Orphalèse, texte de K. Gibran. Les mots, les phrases qu’il calligraphie ont été écrits par des poètes, des écrivains du monde entier, ou dits simplement par la sagesse populaire. Ici, son œuvre est traversée par une culture humaniste car les poèmes de Salomé parlent d’amour. Le mouvement des lignes, leur poids, leur légèreté, leur transparence, le rapport entre le noir et le blanc, le plein et le vide, le concret et l’abstrait, tout évoque des sentiments d’infinitude, de grandeur et… de luminosité. «Pourquoi les hommes trompent les femmes et vice versa», de Clara Pernec et Olivier Mikak, First Editions Malgré son côté politiquement incorrect, l’infidélité concerne de près ou de loin des millions de couples. L’adultère – le mot est lâché – est même perçu aujourd’hui comme un must: «Comment ça? Tu n’as pas un amant?» Voire une alternative à la routine et un régulateur de la vie de couple. Je t’aime, donc je te trompe! pour devenir, qui sait, une tendance de fond de la société. Dosage subtil entre le document de société et le brûlot pratique, ce livre impertinent et drôle redéfinit le code des bonnes et mauvaises conduites amoureuses et parle – au-delà du mode d’emploi des amours clandestines – des relations de couple et les lois qui régissent nos comportements sexuels et amoureux. Certains y verront une apologie de l’adultère, d’autres une philosophie du couple moderne. Clara Pernec est une journaliste issue de la presse magazine. Depuis cinq ans, elle travaille essentiellement pour la télévision. Olivier Mikak est producteur. Il est également auteur de documentaires et de scenarii de longs-métrages. Extrait: «Attrait de l’abondance, peur de manquer, goût du risque, lassitude par rapport à la routine domestique, voire impression d’être follement moderne en étant structurellement monogame mais conjoncturellement multipartenaire: les raisons pour justifier l’infidélité abondent, mais il ne faut pas oublier que bien souvent, quel que soit votre niveau d’attente, de fantasme et de préparation en amont, vous vous retrouvez embringué dans une histoire dans laquelle vous glissez sans vraiment contrôler les choses. Ce qui est incontournable, c’est la phase de démarrage, lors de laquelle le sujet tenté va se sentir extraordinairement bien. Bouleversé par les émotions, la sensualité et l’énergie.» «Pages chrétiennes d’Égypte: les manuscrits des coptes », BNF Le christianisme a connu en Égypte un développement original, dont témoignent de très nombreux manuscrits écrits en grec, en copte et en arabe, entre le IIIe et le XIXe siècle. La Bibliothèque nationale de France en conserve une collection aussi riche que mal connue, que cet ouvrage s’attache à mettre en valeur. Dirigé par Anne Boud’hors, l’ouvrage fait le point sur une collection d’un intérêt exeptionnel, à travers plusieurs textes de présentation et près de soixante notices illustrées en couleurs. Ce fonds de près de 200 numéros d’inventaire est caractérisé par une grande variété littéraire et linguistique et couvre, du IVe au XIXe siècle, un vaste champ chronologique. Illustrant dès leurs débuts (fin du IIIe siècle) la technique du codex – les rouleaux sont très rares –, les manuscrits coptes figurent parmi les plus anciens témoins de reliures. Entre le VIe et le Xe siècle, le livre copte reste par bien des côtés comparable au livre grec, ne serait-ce qu’à cause de l’écriture basée sur l’alphabet grec et des traductions de la littérature chrétienne dont il est le support. Cet ouvrage nous apprend que suite à la conquête musulmane de 641, la langue copte disparaît progressivement au profit de l’arabe, ce qui provoque l’irruption d’une écriture fondamentalement différente. «Certains manuscrits d’apparat sont copiés en copte, indique Anne Boud’hors , mais largement pourvus d’annotations ou de titres arabes; dans d’autres manuscrits, surtout à partir du XIe siècle, on fait se côtoyer les deux langues, certains enfin ne sont écrits qu’en arabe, avec de temps en temps quelques mots ou paragraphes en copte quand il s’agit de liturgie.» Le livre copte n’est plus désormais seulement un ouvrage écrit en copte, mais un manuscrit chrétien d’Égypte qui s’intègre parfaitement dans l’histoire du livre arabe d’Égypte. «Les Ombres de Damas», de Barbara Hodgson, éd. Seuil Chronicle Si vous aimez votre cours d’histoire assaisonné de superbes illustrations, d’intrigues et de romantisme, voilà le livre qu’il vous faut. Les Ombres de Damas raconte l’histoire de Julien Beaufort, gentleman anglais qui trouve la maison de ses rêves lors d’un voyage au Moyen-Orient en 1914. Beit Katib à Damas devient sa propriété. Mais suite à un malheureux concours de circonstance, il n’y retourne qu’en 1925. Entre les deux guerres mondiales, la région a été sujette à de nombreux déchirements et bouleversements. Dans une capitale syrienne sous les bombes, en proie à des soulèvements, le héros tente de trouver le calme dans cette maison qui semble être hantée par une ombre envoûtante… Barbara Hodgson est écrivain et directrice artistique vivant à Vancouver, Canada. Outre ses trois romans illustrés (La sensualiste, Terrae incognitae et La carte tatouée), elle est l’auteur de trois essais, Le rat: une anthologie perverse, Opium: histoire d’un paradis infernal, et Rêves et cauchemars: de l’opium sous toutes ses formes (Seuil). Collage de cartes géographiques, cartes postales, dessins tirés d’anciens livres d’anatomie, dessins architecturaux et photos antiques. Le récit et l’image se complètent harmonieusement, laissant le lecteur indécis à chaque nouvelle page. Faut-il s’attarder sur les images ou lire le texte en premier? Maya GHANDOUR HERT * Disponibles à la librairie el-Bourj, immeuble el-Bourj, centre-ville.
«Les 10 commandements du Bonheur»,
de Claude de Milleville, éd. Solar
«Le bonheur est une disposition de l’esprit» disait Louise de Vilmorin. Claude de Milleville est apparemment de cet avis. «Ces dix commandements du bonheur sont le cadeau que m’a laissé une vie rude, passionnante et quelquefois douloureuse». Aujourd’hui, elle dit se régaler tellement des fruits de la vie qu’elle a envie de partager ses petits secrets en les mettant à la portée de chacun.
L’être humain navigue généralement en aveugle dans un mal de vivre profond qu’il camoufle au mieux pour ignorer sa souffrance. Pourtant, signale l’auteur, apprendre à mobiliser au jour le jour son énergie et sa créativité est à la portée de chacun. C’est cette voie vers laquelle nous guide cet ouvrage, nous induisant à reconnaître en chaque...