Népal
Les maoïstes imposent
un blocus autour de Katmandou
le 19 août 2004 à 00h00
Les rebelles maoïstes népalais ont coupé hier les routes d’accès à la capitale, imposant un blocus partiel à Katmandou et accroissant leur pression sur le régime qu’ils cherchent à renverser depuis huit ans. L’aéroport fonctionnait toutefois normalement. Des habitants et touristes circulaient dans les rues comme d’habitude et l’armée a entrepris d’escorter des convois pour que le ravitaillement de la ville de 1,5 million d’habitants ne soit pas stoppé. Alors que de grandes parties du pays sont déjà contrôlées par la guérilla, les routes normalement encombrées qui mènent à Katmandou étaient quasi vides. Des policiers tenant un barrage à 20 km de Katmandou ont confirmé que la circulation était arrêtée.
Ce premier blocus de Katmandou survient un jour après que les insurgés eurent obligé plusieurs grandes sociétés népalaises à suspendre leurs activités. Le mouvement a été provoqué par un attentat lundi à l’explosif contre un grand hôtel. L’attentat n’a pas fait de victimes, mais il a provoqué la panique des milieux d’affaires.
Les maoïstes, dont la guérilla a déjà fait près de 10 000 morts depuis 1996, ont dit dans un communiqué vouloir « imposer un blocus à partir d’aujourd’hui (mercredi) et qui se poursuivra pour une durée indéterminée ». Les rebelles réclament la libération de militants détenus, des informations sur des disparus et une enquête sur les meurtres qui auraient été commis sur des maoïstes emprisonnés. Ils demandent aussi d’être rayés de la liste des organisations terroristes.
Le blocus montre le pouvoir croissant du mouvement maoïste qui s’attaquait rarement à la capitale de ce petit pays pauvre de 23 millions d’habitants. Selon une association de consommateurs, Katmandou dispose de dix semaines de réserves de vivres et carburant. Le Premier ministre Sher Bahadur Deuba a réuni le Conseil de sécurité national, des responsables de l’armée et de la police pour évoquer les moyens de mettre fin au blocus.
Les rebelles maoïstes népalais ont coupé hier les routes d’accès à la capitale, imposant un blocus partiel à Katmandou et accroissant leur pression sur le régime qu’ils cherchent à renverser depuis huit ans. L’aéroport fonctionnait toutefois normalement. Des habitants et touristes circulaient dans les rues comme d’habitude et l’armée a entrepris d’escorter des convois pour que le ravitaillement de la ville de 1,5 million d’habitants ne soit pas stoppé. Alors que de grandes parties du pays sont déjà contrôlées par la guérilla, les routes normalement encombrées qui mènent à Katmandou étaient quasi vides. Des policiers tenant un barrage à 20 km de Katmandou ont confirmé que la circulation était arrêtée.
Ce premier blocus de Katmandou survient un jour après que les insurgés eurent obligé...
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