L’affaire Kenteris-Thanou a tourné à la farce hier avec le sursis de deux jours accordé aux deux sprinteurs grecs pour s’expliquer en personne sur leur absence à un contrôle antidopage.
Leur avocat Michalis Dimitrakopoulos a indiqué à la presse que Costas Kenteris et Ekaterini Thanou, qui ne s’étaient pas présentés jeudi à un contrôle antidopage, tenaient à venir s’expliquer.
« Nous avons gagné une première bataille », a estimé l’avocat, qui a confirmé que l’audition aurait lieu demain. Les deux athlètes sont hospitalisés après un mystérieux accident de moto survenu dans la nuit de jeudi à vendredi.
« J’ai demandé le report à mercredi parce que ces deux athlètes qui se battent pour leur histoire et leur nom ont le droit de se défendre en personne », a-t-il expliqué.
« Mercredi, même sur des béquilles, Kenteris et Thanou seront devant la commission. Ils vont se battre pour montrer qu’ils sont propres. »
« Pour juger de l’affaire, il est extrêmement important que les deux athlètes soient présents afin d’assurer une procédure équitable », a commenté le porte-parole du CIO, François Carrard.
Carrard a indiqué qu’il n’était pas question de procéder à un contrôle antidopage sur Kenteris et Thanou.
« L’enquête ne concerne pas un contrôle positif. Un nouveau test serait sans fondement, le temps de le faire est désormais passé. »
Un juge athénien a ordonné que le médecin chef de la capitale grecque se rende à l’hôpital pour examiner les athlètes, rapporte une source policière. La commission de discipline pourrait décider d’exclure des Jeux. Kenteris et Thanou, qui représentent les meilleures chances de médailles du pays organisateur en athlétisme. Le CIO a pouvoir de décision en matière de dopage pendant les JO, et peut suspendre les athlètes pour la durée des Jeux du 13 au 29 août.
Le cas est ensuite l’affaire de la Fédération internationale d’athlétisme. Kenteris et Thanou s’étaient déjà montrés coupables d’un « no show » peu avant le début des JO à Chicago.
Dès samedi, le Comité national olympique grec avait décidé de suspendre ses athlètes à titre provisoire. Son président, Lambis Nicolau, s’était publiquement prononcé pour une exclusion définitive.
Traqués par les contrôleurs antidopage de l’Agence mondiale antidopage (Ama) les 10 et 11 août à Chicago, Kenteris et Thanou avaient quitté les États-Unis sans prévenir l’Ama comme les règlements les y obligent.
« Une fin amère »
L’article 2.4 des règles antidopage du CIO parle de « violation des exigences de disponibilité des athlètes pour les contrôles, y compris l’obligation de fournir des renseignements sur leur localisation ».
La presse grecque parue hier n’était pas tendre avec ses deux héros nationaux.
« Le rideau est tiré pour Kenteris et Thanou », annonçait le
journal Eleftheros Typos en une. « Une fin amère », prédisait Ta Nea. « L’affaire se termine aujourd’hui dans un finale de la honte après avoir jeté l’ombre sur les Jeux et soulevé de graves questions. »
Pour le président grec, Costis Stephanopoulos, l’incident n’est rien d’autre que « la honte des Jeux ».
Comme un symbole, Kenteris, pressenti pour allumer la vasque olympique vendredi dernier, avait été remplacé par le véliplanchiste Nikolaos Kaklamanakis.
Kenteris, champion olympique surprise sur 200 mètres à Sydney, et Thanou, médaillée d’argent voilà quatre ans en Australie sur 100 mètres, auront la possibilité de faire appel d’une éventuelle sanction auprès du Tribunal arbitral du sport (Tas), présent à Athènes et qui a la possibilité de rendre sa décision sous 24 heures.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’affaire Kenteris-Thanou a tourné à la farce hier avec le sursis de deux jours accordé aux deux sprinteurs grecs pour s’expliquer en personne sur leur absence à un contrôle antidopage.
Leur avocat Michalis Dimitrakopoulos a indiqué à la presse que Costas Kenteris et Ekaterini Thanou, qui ne s’étaient pas présentés jeudi à un contrôle antidopage, tenaient à venir s’expliquer.
« Nous avons gagné une première bataille », a estimé l’avocat, qui a confirmé que l’audition aurait lieu demain. Les deux athlètes sont hospitalisés après un mystérieux accident de moto survenu dans la nuit de jeudi à vendredi.
« J’ai demandé le report à mercredi parce que ces deux athlètes qui se battent pour leur histoire et leur nom ont le droit de se défendre en personne », a-t-il expliqué.
« Mercredi, même sur...