Rechercher
Rechercher

Actualités

Changes et Bourses Remontée de l’euro après le déficit commercial US

L’euro a grimpé à son plus haut niveau depuis le 20 juillet face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, en raison du creusement plus fort qu’attendu du déficit commercial US en juin qui a atteint le record de 55,8 mds $ alors que les économistes tablaient sur un déficit de 47 mds (voir par ailleurs). Beaucoup d’investisseurs, surpris par la forte progression du déficit commercial dans cette période où les échanges doivent être réduits en raison des vacances, ont estimé devoir se débarrasser du dollar. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre de l’Université du Michigan que son indice mesurant l’indice de confiance des consommateurs dans l’économie aux États-Unis a reculé à 94 points en août contre 96,7 points en juillet. Ces chiffres ainsi que la maigre hausse de 0,1 % des prix à la production aux États-Unis en juillet ont montré que la période d’essoufflement de l’économie US est plus longue et plus forte que ce qu’avait annoncé la Fed mardi dernier après le relèvement d’un demi-point en pourcentage de son principal taux directeur à 1,50 %. Cela a suggéré qu’elle ne va pas poursuivre son cycle de resserrement monétaire et qu’il faut s’attendre à ce que les taux d’intérêt US restent inchangés jusqu’à la présidentielle US. L’euro, qui avait été soutenu dans la matinée par la hausse du PIB dans sa région de 0,5 % au 2e trimestre et de 2 % sur un an, selon Eurostat, a été activement recherché ainsi que les autres grandes monnaies disposant de bons rendements. En effet, les opérateurs, ignorant le recul des prix à la consommation en France de 0,2 % et la hausse nettement inférieure aux attentes du PIB japonais au 2e trimestre (0,4 % contre 1,6 % au 1er), ont procédé à un rééquilibrage de leurs positions de change aux dépens du dollar. L’euro a été le principal bénéficiaire de ce mouvement, se négociant finalement à New York à 1,2370 $ contre 1,2260 la veille, en nouvelle hausse de 0,90 %. Volatilité des Bourses La Bourse US était mitigée en cette fin de semaine en raison d’un nouvel accès de fièvre du pétrole qui a neutralisé les bons résultats de Dell Computer. Il en est de même de l’aggravation du déficit commercial US qui a éclipsé les bons chiffres de l’inflation exprimés par la faible hausse des prix à la production aux États-Unis. Le secteur de la haute technologie a été le grand bénéficiaire de la hausse de 29 % des résultats trimestriels de Dell, comme les pétrolières qui ont profité des nouveaux sommets du brut. Le restant de la cote devait pâtir des fondamentaux peu réjouissants de l’économie US. Quant aux Bourses européennes, elles ont piqué du nez, déprimées par la flambée du brut et les signes d’affaiblissement conjoncturel aux États-Unis. La hausse de l’euro a également pesé sur les sociétés exportatrices qui ont marqué le pas, annulant les gains enregistrés par les technologiques qui ont trouvé appui dans les bons résultats de Dell. À la Bourse de Beyrouth, la tendance était partagée, hier, entre la baisse des actions A de Solidere de 8,33 $ à 8,31 $ et la hausse des actions B de 8,30 $ à 8,37 $. Élie KAHWAGI


L’euro a grimpé à son plus haut niveau depuis le 20 juillet face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, en raison du creusement plus fort qu’attendu du déficit commercial US en juin qui a atteint le record de 55,8 mds $ alors que les économistes tablaient sur un déficit de 47 mds (voir par ailleurs). Beaucoup d’investisseurs, surpris par la forte progression du déficit commercial dans cette période où les échanges doivent être réduits en raison des vacances, ont estimé devoir se débarrasser du dollar. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre de l’Université du Michigan que son indice mesurant l’indice de confiance des consommateurs dans l’économie aux États-Unis a reculé à 94 points en août contre 96,7 points en juillet. Ces chiffres ainsi que la maigre hausse de 0,1 % des...