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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro avance après les ventes de détail US

L’euro a profité hier de la progression moins forte qu’attendu des ventes de détail aux États-Unis en juillet (+0,7 % au lieu de 1,1 %) pour remonter face au dollar, dans la mesure où ce développement ne confirmait pas les commentaires optimistes de la Fed sur l’économie US. Les investisseurs ont donc continué à se poser des questions sur la vigueur de la conjoncture outre-Atlantique dans les prochains mois. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre aussi que les stocks des entreprises aux États-Unis ont augmenté de 0,9 % en juin par rapport à mai, soit à un rythme largement supérieur à la hausse des ventes de ces stocks, qui n’a pas dépassé 0,1 % sur la même période. La nouvelle flambée des cours du pétrole a également constitué une entrave non négligeable au rebond de l’économie US et par ricochet au dollar. En effet, les opérateurs ont ignoré la baisse de 4 000 du nombre des demandeurs d’allocations chômage aux États-Unis la semaine dernière pour totaliser 333 000, alors que les analystes tablaient sur 340 000, et ont continué à se débarrasser du dollar. Plus tôt dans la matinée, la monnaie unique avait trouvé appui dans le rapport mensuel d’août de la BCE qui s’est dit confiante sur la poursuite de la reprise en zone euro, estimant que les conditions pour un élargissement et un renforcement du rebond de l’économie dans cette région sont toujours en place en dépit des prix élevés du pétrole, qui pourraient peser sur les dynamiques de croissance. Il en est de même de l’annonce par la Bundesbank que l’Allemagne a enregistré une croissance de 0,5 % de son PIB au 2e trimestre grâce au dynamisme de ses exportations, à un moment où l’Insee faisait savoir que la croissance du PIB en France a été de 0,8 % pendant la même période, redonnant plus d’actualité au rachat de l’euro. Le dollar s’est, en effet, retrouvé sous pression, permettant à l’euro de se négocier finalement à New York sur un ton ferme à 1,2260 $ contre 1,2215 $ la veille, en hausse de 0,37 %. Les Bourses baissent sur pétrole et HP La Bourse US est restée dans le rouge hier, après un nouveau record des prix pétroliers et de nouvelles macroéconomiques faisant oublier le communiqué optimiste de la Fed. Le sévère avertissement lancé par Hewlett-Packard (HP) a fait le reste en prévenant que ses bénéfices aux 3e et 4e trimestres 2004 seront très loin des attentes du marché, à cause de la gestion « inacceptable » de la division serveurs. L’annonce par Wal-Mart d’un bénéfice net en hausse de 8,5 % au 2e trimestre est passée donc comme inaperçue. Les Bourses européennes ont terminé aussi en baisse, plombées une nouvelle fois par la flambée du brut. L’avertissement lancé par HP a relégué au second plan une batterie de résultats globalement positifs de sociétés européennes (ThyssenKrupp, EON, MAN, Royat & Sun Alliance...). Les technologiques, les fabricants automobiles et les compagnies d’aviation ont été les grands perdants. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse des actions A de Solidere de 8,39 $ à 8,33 $ et celles de la catégorie B de 8,45 $ à 8,30 $. Élie KAHWAGI
L’euro a profité hier de la progression moins forte qu’attendu des ventes de détail aux États-Unis en juillet (+0,7 % au lieu de 1,1 %) pour remonter face au dollar, dans la mesure où ce développement ne confirmait pas les commentaires optimistes de la Fed sur l’économie US. Les investisseurs ont donc continué à se poser des questions sur la vigueur de la conjoncture outre-Atlantique dans les prochains mois. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre aussi que les stocks des entreprises aux États-Unis ont augmenté de 0,9 % en juin par rapport à mai, soit à un rythme largement supérieur à la hausse des ventes de ces stocks, qui n’a pas dépassé 0,1 % sur la même période. La nouvelle flambée des cours du pétrole a également constitué une entrave non négligeable au rebond de l’économie US et par...