L’euro a évolué dans des marges étroites à la baisse face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux alors que les cambistes digéraient la décision de la Fed de relever son principal taux directeur à 1,50 % prise tard la veille. Les investisseurs ont donc continué à réagir favorablement à cette décision qui s’est accompagnée d’un message rassurant sur l’économie US et le caractère « temporaire » de ses problèmes actuels attribués à la récente flambée du brut. Mais il n’en demeure pas moins que l’optimisme exprimé par la Fed devrait être justifié par la progression des indicateurs économiques US pour les mois de juillet et août. De ce fait, l’attention des investisseurs commence à se concentrer sur les chiffres qui vont paraître cette semaine, alors que la question des taux US n’est plus d’actualité. À cet égard, les demandes hebdomadaires d’allocations chômage et les ventes de détail en juillet, attendues aujourd’hui, ainsi que les prix à la production en juillet et l’indice de confiance économique de l’Université du Michigan en août devant paraître demain, vont être très suivis par les cambistes. Autre bonne nouvelle pour le dollar hier, l’annonce par l’Arabie saoudite d’une augmentation immédiate de sa production, qui a fait aussitôt baisser les prix du brut (voir par ailleurs). Dans cette attente, les opérateurs se sont contentés de poursuivre le rééquilibrage de leurs positions de change en faveur du dollar. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que les prix à la consommation en Allemagne ont augmenté de 0,3 % seulement en juillet sur un mois et de 1,8 % sur un an, soit un niveau inférieur à l’objectif de 2,1 % fixé par la Commission européenne, excluant toute perspective de durcissement de la politique monétaire de la BCE. Dans ces conditions et en attendant la confirmation du scénario faisant état que l’économie US est à même de renouer avec un rythme d’expansion plus fort, l’euro est resté pratiquement vulnérable. Il s’est, en effet, finalement négocié à New York à 1,2215 $ contre 1,2240 $ la veille, en nouvelle et légère baisse de 0,20 %.
Les Bourses plombées par Cisco
La hausse de la Bourse US déclenchée la veille par le communiqué rassurant de la Fed sur l’économie a été annulée hier par les perspectives décevantes de Cisco. Cette mauvaise nouvelle, conjuguée à celle d’Intel la semaine dernière, a suggéré que le ralentissement de la demande ne concerne pas seulement les équipements de communication, mais aussi tout le secteur technologique et même l’économie. L’annonce par Disney d’une hausse de 20 % de son bénéfice trimestriel et le relèvement de la note de la dette de DaimlerChrysler par S&P sont passés comme inaperçus.
Les Bourses européennes ont terminé aussi en net recul dans le sillage de Wall Street et du Nasdaq, les investisseurs s’inquiétant des prévisions moroses de Cisco, des cours toujours élevés du pétrole et des risques géopolitiques importants.
À la Bourse de Beyrouth, la tendance était partagée hier entre la poursuite de la baisse des actions A de Solidere de 8,44 $ à 8,39 $ et la hausse des actions B de 8,43 $ à 8,45 $.
Élie KAHWAGI
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