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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Léger repli de l’euro après la décision de la Fed

L’euro, qui s’était installé au-dessus du seuil de 1,23 $ (à 1,2319 $) sur les marchés des changes internationaux après la revendication par un groupe lié au réseau el-Qaëda des attentats d’Istanbul, a renoué avec la baisse sur des prises de bénéfices. À cela aurait surtout contribué la décision de la Fed de relever d’un quart de point en pourcentage son principal taux directeur à 1,50 %, à l’issue de la réunion de son comité de politique monétaire, tard dans la soirée d’hier (voir par ailleurs). Cela d’autant que la Fed s’est montrée plutôt « agressive » dans son communiqué car, malgré les signes de faiblesse envoyés par le marché du travail, elle s’est dit confiante que l’économie US est à même de renouer avec un rythme de croissance plus fort, estimant que le ralentissement conjoncturel qu’avaient connu les États-Unis doit sans doute beaucoup à la hausse importante des prix du pétrole. De ce fait, elle a opté pour un resserrement monétaire destiné à enrayer les signes inflationnistes d’origine énergétique. Ce ton de la Fed n’a pas tardé à rassurer la communauté financière qui s’est employée après la diffusion de ce communiqué à réajuster ses positions de changes au profit du billet vert. Mais il n’en demeure pas moins que ce développement ne devrait guère indiquer que la Fed a l’intention de poursuivre sa politique de durcissement monétaire jusqu’à la fin de l’année comme on pouvait s’y attendre. Cela étant, les opérateurs devaient se contenter de rééquilibrer leurs portefeuilles sans chercher à inverser la tendance du dollar face à l’euro qui a trouvé appui au courant de la journée dans la nouvelle hausse de 0,2 % de la production industrielle française, en juin, et dans l’amélioration du moral des chefs d’entreprises françaises de 23 points en juin à 34 points en juillet ainsi que dans l’accroissement de l’excédent commercial allemand de 14,7 mds EUR en juin, après 14,1 mds en mai. Compte tenu de toutes ces considérations, l’euro a cédé une partie du terrain qu’il avait gagné la veille, se négociant finalement à New York à 1,2240 $, contre 1,2270 $, en léger repli de 0,24 %. Wall Street réagit favorablement à la Fed La Bourse US, rassurée aussi par le communiqué de la Fed, est restée ancrée dans le vert jusqu’à la fin de la journée, ignorant la nouvelle poussée du baril du brut au-dessus des 45 $. La progression de la productivité du secteur non agricole aux États-Unis de 2,9 % au 2e trimestre et l’annonce d’une hausse de 0,1 % des ventes des chaînes de grands magasins la semaine dernière ainsi qu’une chasse aux bonnes affaires ont soutenu la tendance. Un peu plus tôt, les Bourses européennes avaient réussi à rebondir, avant la décision de la Fed, dans un mouvement lié à l’amélioration de l’activité dans la plupart des secteurs de l’économie de la zone euro. De plus, les valeurs financières ont été tirées par des spéculations sur une reprise de Barclays par Citigroup, comme les pétrolières par la nouvelle flambée du brut. À la Bourse de Beyrouth, les actions Solidere ont continué de battre en retraite, retombant de 8,48 $ à 8,44 $ pour la catégorie A et à 8,43 $ pour la catégorie B. Élie KAHWAGI
L’euro, qui s’était installé au-dessus du seuil de 1,23 $ (à 1,2319 $) sur les marchés des changes internationaux après la revendication par un groupe lié au réseau el-Qaëda des attentats d’Istanbul, a renoué avec la baisse sur des prises de bénéfices. À cela aurait surtout contribué la décision de la Fed de relever d’un quart de point en pourcentage son principal taux directeur à 1,50 %, à l’issue de la réunion de son comité de politique monétaire, tard dans la soirée d’hier (voir par ailleurs). Cela d’autant que la Fed s’est montrée plutôt « agressive » dans son communiqué car, malgré les signes de faiblesse envoyés par le marché du travail, elle s’est dit confiante que l’économie US est à même de renouer avec un rythme de croissance plus fort, estimant que le ralentissement...