Les marchés internationaux des changes, qui étaient très tendus hier avant la réunion de la Fed, ont éprouvé ensuite une grande désaffection vis-à-vis du dollar, après que le comité de politique monétaire eut douché leurs attentes sur un prochain relèvement des taux d’intérêt US. Bien que le maintien du principal taux directeur de la Fed à 1 % soit attendu par les investisseurs, l’intitulé de son communiqué publié à l’issue de cette réunion (voir par ailleurs) les a déçus en éloignant le scénario d’un relèvement des taux d’intérêt aux États-Unis, même en juin prochain. Cela étant, les opérateurs se sont montrés très indifférents après l’annonce par le département US du Commerce que les commandes industrielles aux États-Unis, ont bondi de 4,3 % en mars par rapport à février, grâce à la bonne performance des commandes de biens durables. Ils ont été au contraire plus préoccupés par la hausse de 6,1 % des annonces de suppressions d’emplois dans les entreprises US en avril (72 184 suppressions contre 69 034 en mars), dans la mesure où ce développement, qui reflète des difficultés d’embauche, est censé éloigner l’hypothèse d’un durcissement de la politique monétaire de la Fed. En revanche, les nouvelles en provenance de l’autre côté de l’Atlantique sont venues hier privilégier l’euro et le sterling sur le dollar. À cet égard, les analystes ont fait état de la hausse de 0,6 % des prix à la production industrielle dans la zone euro en mars, l’amélioration du moral des ménage français en avril de -22 à -20 et la forte augmentation de la masse monétaire M4 en Grande-Bretagne de 0,5 % en mars et de 7,7 % sur un an, excluant tout assouplissement de la politique monétaire de la BCE et pavant la voie à un relèvement des taux britanniques demain à l’issue de la réunion de la Banque d’Angleterre. En effet, le sterling est parvenu à franchir le cap de 1,79 $ et l’euro le seuil de 1,21 $ avant de terminer à New York à 1,2090 $ contre 1,1940 $ la veille, en hausse de 1,26 %.
Wall Street soulagée par les déclarations de la Fed
La Bourse US a, au contraire, salué le statu quo monétaire de la Fed, en renouant avec la hausse après un départ dans le rouge. Selon les analystes, le fait que la Fed ait fait mention dans son communiqué qu’elle pourrait se montrer «patiente» avant de relever ses taux a rassuré les investisseurs. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que les ventes des chaînes de magasins aux États-Unis ont progressé de 1,5 % la semaine dernière, et que les résultats de plusieurs sociétés, dont Northrop Grumman et Tyco, ont été supérieurs aux attentes.
Pourtant, les Bourses européennes ont fini pour la plupart en baisse, avant la décision de la Fed. Des ventes bénéficiaires au lendemain des gains affichés la veille ainsi que le rebond de l’euro semblent expliquer ce mouvement qui n’a pas dépassé le cadre d’ajustement des portefeuilles-titres.
À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont repris leur mouvement ascensionnel, s’inscrivant à 6,91 $ contre 6,76 $ et à 6,77 $ contre 6,74 $ respectivement.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Les marchés internationaux des changes, qui étaient très tendus hier avant la réunion de la Fed, ont éprouvé ensuite une grande désaffection vis-à-vis du dollar, après que le comité de politique monétaire eut douché leurs attentes sur un prochain relèvement des taux d’intérêt US. Bien que le maintien du principal taux directeur de la Fed à 1 % soit attendu par les investisseurs, l’intitulé de son communiqué publié à l’issue de cette réunion (voir par ailleurs) les a déçus en éloignant le scénario d’un relèvement des taux d’intérêt aux États-Unis, même en juin prochain. Cela étant, les opérateurs se sont montrés très indifférents après l’annonce par le département US du Commerce que les commandes industrielles aux États-Unis, ont bondi de 4,3 % en mars par rapport à février, grâce à la...