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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro hésitant à la baisse dans l’attente de la Fed

L’euro a cédé un peu du terrain face au dollar hier sur des marchés des changes calmes en raison de deux jours fériés à Tokyo pour le Golden Week et à Londres pour le Bank Holiday, à la veille d’une importante réunion de la Fed sur les taux d’intérêt aux États-Unis. Les deux principales statistiques économiques du jour, quoique plutôt bonnes pour le billet vert, ne lui ont pas permis de mettre en défaut la résistance de l’euro aux influences baissières motivées par des craintes d’un possible resserrement de la politique monétaire US. L’indice des directeurs d’achats des entreprises du secteur industriel américain (ISM), qui s’est stabilisé à 62,4 points en avril contre 62,5 points en mars, a révélé des signes inflationnistes, avec comme corollaire la hausse de l’indice des prix payés aux fournisseurs à 88 points contre 86 points sur la même période, soit son niveau le plus élevé depuis novembre 1979. Toujours aux États-Unis, les dépenses de construction ont augmenté aussi de 1,5 % en mars, contre 0,5 % attendu, après une hausse de 0,4 % en février, soit la meilleure performance mensuelle de cet indice depuis huit mois. Mais la réaction des marchés ouverts hier n’a pas dépassé le cadre de quelques ajustements des positions de change au profit du dollar, car le grand rendez-vous sera la réunion aujourd’hui du comité de politique monétaire de la Fed, alors que les investisseurs guettent la moindre indication sur le calendrier d’une future hausse des taux aux États-Unis. Ils semblent donc attendre la Fed mais aussi les chiffres de l’emploi US en avril, en fin de semaine, écartant une hausse des taux ce mois-ci sans exclure un geste pareil fin juin. À cet égard, le discours de la Fed aujourd’hui sera étudié attentivement par les analystes pour voir si elle tente d’aplanir le terrain en vue d’un resserrement de sa politique du crédit lors de la prochaine réunion de son comité de politique monétaire. Ainsi, dans l’attente du ton qu’adoptera le président de la Fed après la réunion d’aujourd’hui, l’euro s’est finalement négocié à New York sur un ton hésitant à la baisse à 1,1940 $ contre 1,1980 $ vendredi dernier, limitant ses dégâts à 0,33 %. Les Bourses en hausse La Bourse US, elle, a renoué avec la hausse, après avoir fortement reculé à la fin de la semaine dernière alors que le marché était survendu. En plus de l’amélioration des fondamentaux de l’économie, l’annonce d’une nette augmentation de 34 % des ventes mondiales de semi-conducteurs sur un an au premier trimestre 2004 est venue doper la Bourse électronique Nasdaq. Il en est de même de l’annonce par Boeing qu’elle reprenait son programme de rachat d’actions et la publication d’une étude, selon laquelle le système Windows de Microsoft a rattrapé celui de son concurrent PalmSource sur le marché mondial des PDA pour Wall Street. En Europe, les Bourses ont également terminé en hausse, portées par la progression des places US et les bonnes performances de plusieurs sociétés. Élie KAHWAGI
L’euro a cédé un peu du terrain face au dollar hier sur des marchés des changes calmes en raison de deux jours fériés à Tokyo pour le Golden Week et à Londres pour le Bank Holiday, à la veille d’une importante réunion de la Fed sur les taux d’intérêt aux États-Unis. Les deux principales statistiques économiques du jour, quoique plutôt bonnes pour le billet vert, ne lui ont pas permis de mettre en défaut la résistance de l’euro aux influences baissières motivées par des craintes d’un possible resserrement de la politique monétaire US. L’indice des directeurs d’achats des entreprises du secteur industriel américain (ISM), qui s’est stabilisé à 62,4 points en avril contre 62,5 points en mars, a révélé des signes inflationnistes, avec comme corollaire la hausse de l’indice des prix payés aux...