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Actualités - Chronologie

Quatre rapatriés de Guantanamo interrogés, le cinquième demande des comptes

Quatre des cinq Britanniques rapatriés de la base américaine de Guantanamo, à Cuba, ont été interrogés mercredi par la police antiterroriste, tandis que le cinquième, désormais libre, demande des comptes pour « l’injustice » de ses deux ans de détention. Shafiq Rasul, 26 ans, Asif Iqbal, Ruhal Ahmed, 22 ans, tous originaires de Tipton, dans le centre de l’Angleterre, ainsi que Tarek Dergoul, 26 ans, de l’est de Londres, se trouvaient au poste de police de haute sécurité de Paddington Green, dans l’ouest de la capitale. Arrivés mardi soir à bord d’un avion de la Royal Air Force qui s’est posé sur la base de Northolt, au nord-ouest de Londres, ils ont aussitôt été arrêtés au titre de la loi antiterroriste. Adoptée en 2000, cette loi traite notamment de l’implication présumée dans l’organisation, la préparation ou l’instigation d’actes de terrorisme. En théorie, ils peuvent être détenus 14 jours maximum sans inculpation, mais les autorités américaines et le ministre britannique de l’Intérieur, David Blunkett, ont déjà fait savoir qu’ils ne considéraient pas ces suspects comme dangereux. Si les quatre détenus étaient relâchés sans autres poursuites, leurs avocats ne manqueraient pas de demander des comptes aux autorités américaines et britanniques pour les deux ans d’emprisonnement passés à Guantanamo, sans jugement ni inculpation. C’est déjà chose faite pour le cinquième Britannique rapatrié, Jamal al-Harith, relâché peu après son arrivée mardi soir et qui a retrouvé les siens. Le cas de ces Britanniques est observé à la loupe par les associations de défense des droits de l’homme, qui ont dénoncé la détention « illégale » des prisonniers du camp Delta américain de Guantanamo. Quatre Britanniques sont encore retenus à Guantanamo, où sont enfermées quelque 650 personnes originaires de 42 pays, pour la plupart capturées en Afghanistan après les attentats du 11 septembre 2001 aux États-Unis.

Quatre des cinq Britanniques rapatriés de la base américaine de Guantanamo, à Cuba, ont été interrogés mercredi par la police antiterroriste, tandis que le cinquième, désormais libre, demande des comptes pour « l’injustice » de ses deux ans de détention.
Shafiq Rasul, 26 ans, Asif Iqbal, Ruhal Ahmed, 22 ans, tous originaires de Tipton, dans le centre de l’Angleterre, ainsi que Tarek Dergoul, 26 ans, de l’est de Londres, se trouvaient au poste de police de haute sécurité de Paddington Green, dans l’ouest de la capitale.
Arrivés mardi soir à bord d’un avion de la Royal Air Force qui s’est posé sur la base de Northolt, au nord-ouest de Londres, ils ont aussitôt été arrêtés au titre de la loi antiterroriste. Adoptée en 2000, cette loi traite notamment de l’implication présumée dans l’organisation,...