La fondation Liban-cinéma organise le 17 mars un séminaire d’une journée sur l’industrie cinématographique, en coopération avec l’Union européenne et sous le patronage du ministre de l’Industrie.
L’objectif de l’événement, qui se tiendra au sein du pôle technologique de Berytech, est de promouvoir un secteur industriel dont le potentiel est jugé très prometteur. Le séminaire s’adresse en particulier à des investisseurs : banques, sociétés de capital risque, distributeurs, mécènes, etc.
Des spécialistes libanais et étrangers expliqueront les mécanismes de financement de l’industrie du cinéma et de l‘image qui représentent un secteur d’avenir pour le Liban, selon les résultats d’une étude commandée à l’expert Marc Bonduel, mandaté par Elcim, le Centre libano-européen pour le modernisation industrielle.
Quatre producteurs européens animeront également, le lendemain, soit le 18 mars, un atelier de travail sur les techniques de financement du cinéma.
Car loin des strass et des paillettes qu’évoque immédiatement le mot cinéma, ce dernier recouvre avant tout une réalité économique, c’est-à-dire des investissements, du savoir-faire et des emplois.
Le « pôle image » en cours de constitution dans l’enceinte de Berytech est un exemple du potentiel en la matière.
Il est constitué de seize entreprises du secteur de l’image, comme la société de postproduction Djinn House, le laboratoire de développement Kodak ou The Gate, une société de téléciné.
Ces sociétés représentent déjà plusieurs centaines de milliers de dollars d’investissements en matériel, sans compter la qualité des ressources humaines.
L’idée de la fondation Liban-cinéma, présidée par Aimée Boulos, est donc de fournir du travail à ces entreprises déjà en place pour profiter des synergies qu’elles ont créées, dans l’espoir de contribuer au développement d’un secteur. Cela passe par la promotion des créations audiovisuelles, que ce soit pour le cinéma ou la télévision.
D’autant qu’il existe un réel besoin sur le marché arabe pour des « contenus » adaptés à la région, c’est-à-dire conçus localement.
Le Liban a tous les atouts pour satisfaire cette demande à condition d’atteindre une certaine masse critique en termes de production pour que celle-ci soit rentable.
« Sur dix films environ, la rentabilité moyenne est de 15 %, mais il faut faire du volume et avoir une démarche commerciale à destination du public arabe », explique Jacqueline Lascaux, consultante pour la fondation.
Le volume d’investissement minimum pour dix films est de cinq à 10 millions de dollars.
Le rôle de la fondation sera d’assurer une partie du financement à travers des prêts accordés à des films soigneusement sélectionnés. Le montant du crédit représentera 25 à 30 % du budget de production maximum.
S.R.
La fondation Liban-cinéma organise le 17 mars un séminaire d’une journée sur l’industrie cinématographique, en coopération avec l’Union européenne et sous le patronage du ministre de l’Industrie.
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