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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Rechute de l’euro malgré le creusement du déficit commercial US

L’euro s’est affaibli face au dollar hier, malgré la publication de chiffres sur le déficit commercial US en janvier qui auraient dû enfoncer le billet vert. Celui-ci, qui a reculé très passagèrement dans les secondes suivant l’annonce d’un creusement de ce déficit à 43,1 mds $, soit 0,9 % de plus que les 42,7 mds $ en décembre (voir par ailleurs), s’est très vite rétabli ensuite. Selon les cambistes, on a eu une réaction « instinctive » du marché qui a fait grimper l’euro jusqu’à 1,2342 $ juste après la publication de ces chiffres avant qu’il ne se replie car le montant du déficit US n’était pas de beaucoup supérieur aux attentes des analystes qui tablaient sur seulement 42 mds $. Cela d’autant que le déficit avec les pays de l’Union européenne s’est réduit de moitié (à 5,9 mds $) contrairement à celui avec la Chine qui a grimpé à 11,47 mds contre 9,9 mds en décembre. De fait, on a remarqué hier que les opérateurs se sont détournés de ce facteur défavorable au dollar, qui éloigne l’éventualité d’une baisse des taux d’intérêt US, contrairement à ce qui s’est passé vendredi dernier après les chiffres décevants sur l’emploi aux États-Unis. Les craintes d’une attaque-éclair de Banques centrales européennes semblent expliquer ce phénomène. Quoi qu’il en soit, la prudence était de mise avant la publication aujourd’hui des ventes de détail US en février et demain des chiffres préliminaires de la confiance des consommateurs dans l’économie en mars, établis par l’Université du Michigan. En attendant, les investisseurs ont estimé devoir rester sur la défensive en manipulant leurs positions de change, ce qui a continué à peser sur l’euro, qui s’est finalement négocié à New York à 1,2240 $ contre 1,2315 $ la veille, en nouvelle baisse de 0,61 %. Nouvel accès de faiblesse de la Bourse US La Bourse US a continué de battre en retraite hier, après avoir chuté pendant les deux journées précédentes. Les investisseurs, qui avaient en tête une économie se renforçant, ont été déçus davantage par le creusement du déficit commercial US après les mauvais chiffres du chômage vendredi dernier qui avaient mis un bémol à leur optimisme. Ils ont ainsi passé outre à une étude de l’institut spécialisé IDC faisant état d’une augmentation de 11 % des ventes mondiales de PC en 2004 et à un rythme de 8 % jusqu’en 2008, préférant se débarrasser de leurs actifs US. Quant aux Bourses européennes, elles étaient mitigées, profitant d’un côté du repli de l’euro face au dollar et subissant d’un autre côté les mauvais résultats de Deutsche Telekom qui ont affecté le secteur. Les opérateurs, qui ont favorisé les valeurs défensives, ont ainsi délaissé les bancaires, les minières et les sociétés d’aviation. À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere continuaient à être bien entourées progressant de 4,64 $ à 4,83 $ et de 4,70 $ à 4,76 $ respectivement, contrairement aux certificats GDR de la Blom Bank qui ont reculé de 24,43 $ à 24,25 $. Élie KAHWAGI

L’euro s’est affaibli face au dollar hier, malgré la publication de chiffres sur le déficit commercial US en janvier qui auraient dû enfoncer le billet vert. Celui-ci, qui a reculé très passagèrement dans les secondes suivant l’annonce d’un creusement de ce déficit à 43,1 mds $, soit 0,9 % de plus que les 42,7 mds $ en décembre (voir par ailleurs), s’est très vite rétabli ensuite. Selon les cambistes, on a eu une réaction « instinctive » du marché qui a fait grimper l’euro jusqu’à 1,2342 $ juste après la publication de ces chiffres avant qu’il ne se replie car le montant du déficit US n’était pas de beaucoup supérieur aux attentes des analystes qui tablaient sur seulement 42 mds $. Cela d’autant que le déficit avec les pays de l’Union européenne s’est réduit de moitié (à 5,9 mds $)...