L’euro est parvenu à recouvrer tout le terrain qu’il avait perdu la veille face à un dollar affaibli par la publication de chiffres du PIB US inférieurs aux prévisions. Le billet vert a ainsi piqué du nez après l’annonce par le département US du Commerce que la croissance aux États-Unis au 1er trimestre a crû de 4,2 % seulement en rythme annuel contre 4,1 % au 4e trimestre 2003. Cette hausse, quoique proche de celle enregistrée au trimestre précédent, a déçu les analystes qui tablaient sur une progression de 5 à 6 % du PIB au 1er trimestre 2004. Pourtant, le marché s’est montré un peu désorienté après qu’il eut appris que les chiffres du PIB ont révélé une nette accélération des prix au 1er trimestre. À cet égard, les opérateurs ont fait état de l’évolution de l’indice des prix lié au PIB, une mesure importante de l’inflation, qui s’est accélérée à 2,5 % contre 1,5 % pendant la même période, soit plus que les 2 % de hausse attendus par les analystes. Cela d’autant que les dépenses personnelles de consommation, autre mesure de l’inflation, ont elles aussi bondi de 3,2 % contre 1 % et hors énergie et alimentation de 2 % contre 1,2 %. Bien que ces deux développements aient soutenu l’opinion qu’il existe des signes inflationnistes aux États-Unis militant en faveur d’un prochain relèvement des taux d’intérêt par la Fed, les opérateurs ont estimé devoir prendre les gains que leur procure la récente hausse du dollar. Le marché a donc ignoré hier ce phénomène ainsi que la diminution des demandes d’allocations chômage de 18 000 la semaine dernière (à 338 000), témoignant de plusieurs créations d’emplois non agricoles. Il est resté, au contraire, très focalisé sur la croissance moins que prévu du PIB. L’euro n’a pas tardé à profiter de ce changement d’humeur sur le marché, se négociant finalement à New York à 1,1980 $ contre 1,1835 $ la veille, en hausse de 1,23 %.
Les Bourses sans élan
De son côté, la Bourse US est restée sans élan, partagée entre une croissance décevante de l’économie et de bons résultats d’entreprises. Elle a ainsi oscillé entre le positif et le négatif avant de retomber finalement dans le rouge. De l’avis des analystes, le marché semble s’inquiéter plus de l’environnement favorable à un relèvement des taux aux États-Unis que du ralentissement de la croissance. De ce fait, il s’est montré indifférent des bons chiffres de l’emploi ainsi que des résultats satisfaisants d’ExxonMobil, Dow Chemical, Time Warner, Gillette, Raytheon...
Les Bourses européennes ont également terminé en baisse, déçues par une croissance nettement moins forte qu’espérée du PIB américain. De plus, les mauvais résultats opérationnels de France Télécom et d’Equant ont pesé sur la tendance ainsi que les craintes de ralentissement de la demande mondiale d’acier après le resserrement des conditions de crédit en Chine.
À la Bourse de Beyrouth, les actions A et B de Solidere ont continué sur leur lancée de ces derniers jours, remontant respectivement de 6,90 $ à 6,95 $ et de 6,62 $ à 6,91 $.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’euro est parvenu à recouvrer tout le terrain qu’il avait perdu la veille face à un dollar affaibli par la publication de chiffres du PIB US inférieurs aux prévisions. Le billet vert a ainsi piqué du nez après l’annonce par le département US du Commerce que la croissance aux États-Unis au 1er trimestre a crû de 4,2 % seulement en rythme annuel contre 4,1 % au 4e trimestre 2003. Cette hausse, quoique proche de celle enregistrée au trimestre précédent, a déçu les analystes qui tablaient sur une progression de 5 à 6 % du PIB au 1er trimestre 2004. Pourtant, le marché s’est montré un peu désorienté après qu’il eut appris que les chiffres du PIB ont révélé une nette accélération des prix au 1er trimestre. À cet égard, les opérateurs ont fait état de l’évolution de l’indice des prix lié au PIB, une...