Nucléaire
Aucune preuve que la Syrie ait des activités atomiques prohibées, affirme el-Baradei
le 22 juillet 2004 à 00h00
Il n’existe « aucune preuve » que la Syrie ait des activités nucléaires prohibées, a déclaré hier au Caire Mohammed el-Baradei, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans un entretien avec la télévision d’État égyptienne.
Il a appelé les États du Moyen-Orient à « se réunir pour fixer la conception de chaque État de la sécurité et s’entendre sur un système de sécurité interdisant les armes de destruction massive dans la région (ADM) ». « Nous rappelons à la communauté arabe et internationale qu’il existe actuellement une chance (pour faire du Moyen-Orient une région sans armes nucléaires). Lorsque nous parlons de la “feuille de route”, nous devons parallèlement parler de notre vision d’un Moyen-Orient sans armes nucléaires ni ADM », a-t-il ajouté.
Interrogé sur le dossier iranien, M. el-Baradei a assuré que Téhéran « a déclaré à l’AIEA la totalité de ses activités nucléaires. Nous espérons qu’à la fin de cette année, nous en aurons fini avec ces questions. Il est de l’intérêt de l’Iran de coopérer avec nous en toute transparence ».
Concernant l’Irak, M. el-Baradei a indiqué qu’il avait averti le Conseil de sécurité de l’Onu la semaine dernière du fait que les États-Unis avaient transféré d’Irak vers leur territoire de l’uranium faiblement enrichi « pour des raisons de sécurité, selon eux ». Il a expliqué que l’AIEA n’avait « aucune compétence pour autoriser ou interdire (ces transferts) car les États-Unis agissent en tant que puissance occupante » en Irak.
Il n’existe « aucune preuve » que la Syrie ait des activités nucléaires prohibées, a déclaré hier au Caire Mohammed el-Baradei, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) dans un entretien avec la télévision d’État égyptienne.
Il a appelé les États du Moyen-Orient à « se réunir pour fixer la conception de chaque État de la sécurité et s’entendre sur un système de sécurité interdisant les armes de destruction massive dans la région (ADM) ». « Nous rappelons à la communauté arabe et internationale qu’il existe actuellement une chance (pour faire du Moyen-Orient une région sans armes nucléaires). Lorsque nous parlons de la “feuille de route”, nous devons parallèlement parler de notre vision d’un Moyen-Orient sans armes nucléaires ni ADM », a-t-il...
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