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Actualités - Analyse

MARCHÉ DE L’IMMOBILIER Raouché retrouve des couleurs

Il est loin le temps où le Tout-Beyrouth prenait la direction de Raouché pour se montrer et s’attabler chez Popeye, Dbaibo, Massis, Nasr ou Yildizlar. Oubliées aussi les sombres années 1980. Aujourd’hui, ce quartier se réveille peu à peu. Trois initiatives, le Mövenpick en 2002, le Palm Spring et le Safir Heliopolitan Hotel en 2003 ont eu l’effet d’un déclic. Désormais, différents signes annoncent le retour de Raouché sur la scène beyrouthine. Plusieurs immeubles résidentiels (SeaView, Bahri Gardens et LouLua) – dont certains idéalement situés face à la grotte aux Pigeons ont une vue splendide sur la Méditerranée – sont en construction et vont redonner un peu un air de Croisette à Raouché. La moyenne des prix de vente varie de 3 000 à 3 500 dollars le m2. En comparaison avec les prix des projets résidentiels sur le front de mer de Solidere (de 4 000 à 5 000 dollars le m2), Raouché offre une réelle alternative pour les budgets moins importants. L’intérêt que portent les opérateurs hôteliers est également un signe positif et confirme le retour de la vocation touristique du quartier. La chaîne Rotana envisage d’aménager 170 suites-studios dans l’immeuble où se trouvait le restaurant Yildizlar. De plus, la compagnie koweïtienne URE projette de construire un hôtel cinq étoiles (250 à 300 chambres) sur la parcelle de 5 000 m2, aujourd’hui en friche, adjacente à l’immeuble Shell. Le projet est estimé à 40 millions de dollars. Les réussites du Starbucks et Burj al-Andalous au Palm Spring et du Burj el-Hamam au Mövenpick ont prouvé que Raouché pouvait parfaitement redevenir une destination de détente et une destination culinaire à Beyrouth. Si actuellement la restauration rapide (Pizza Hut, KFC, Hardees, Burger King) y est bien présente, la région serait idéale pour accueillir des cafés et des restaurants plus huppés. Selon nos estimations, les loyers devraient varier entre 400 et 600 dollars le m2. En fin de compte, Raouché offre de nombreux atouts qui devraient encourager les restaurateurs à regarder autre part qu’au centre-ville. Par exemple, les terrasses du bâtiment construit à flanc de falaise qui domine la grotte aux Pigeons offrent un cadre remarquable. Si Raouché est l’une des principales attractions touristiques de Beyrouth, c’est également et malheureusement le site le plus rapidement visité. Entre la descente du bus ou de la voiture, une à deux photos, quatre minutes plus tard, le touriste est déjà ailleurs. Hormis une pause devant la grotte aux Pigeons, rien ne l’incite à se promener. La meilleure solution serait d’envisager une totale réhabilitation de la corniche pour en faire une promenade plus agréable et attrayante avec un mobilier urbain (bancs publics, abribus, poubelles et lampadaires) et de la verdure. De plus, il serait urgent que certains propriétaires d’immeubles en décrépitude envisagent de repeindre voire de rénover leur bien. Cela donnera obligatoirement une plus-value non négligeable à leurs appartements et à leurs emplacements commerciaux. En coopération avec :RAMCO
Il est loin le temps où le Tout-Beyrouth prenait la direction de Raouché pour se montrer et s’attabler chez Popeye, Dbaibo, Massis, Nasr ou Yildizlar. Oubliées aussi les sombres années 1980. Aujourd’hui, ce quartier se réveille peu à peu. Trois initiatives, le Mövenpick en 2002, le Palm Spring et le Safir Heliopolitan Hotel en 2003 ont eu l’effet d’un déclic. Désormais, différents signes annoncent le retour de Raouché sur la scène beyrouthine.
Plusieurs immeubles résidentiels (SeaView, Bahri Gardens et LouLua) – dont certains idéalement situés face à la grotte aux Pigeons ont une vue splendide sur la Méditerranée – sont en construction et vont redonner un peu un air de Croisette à Raouché. La moyenne des prix de vente varie de 3 000 à 3 500 dollars le m2.
En comparaison avec les prix des projets...