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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Persistance des pressions sur l’euro

L’euro a continué de perdre du terrain face au dollar sur les marchés des changes internationaux, pâtissant des propos optimistes tenus par le président de la Fed Alan Greenspan sur l’économie US lors de ses deux auditions, la veille et hier, devant les commissions bancaires des deux chambres du Congrès. Il est retombé ainsi jusqu’à 1,2210 $, soit son plus bas niveau depuis le 2 juillet, avant de se reprendre légèrement ensuite sur des ajustements de positions. Ce développement est intervenu après que les opérateurs eurent commencé à se ranger à l’idée que la Fed n’allait pas relever son principal taux directeur lors de la prochaine réunion de son comité de politique monétaire le 10 août sans exclure un geste dans ce sens si l’inflation devait menacer la croissance dynamique et créatrice d’emplois que connaissent les États-Unis depuis le début de l’année. De plus, la mise en garde lancée hier par la Fédération allemande de l’industrie (BDI) sur la fragilité de la reprise dans la première économie de la zone euro a exercé davantage de pressions aussi sur la monnaie unique. « Le redémarrage de l’activité économique en Allemagne reste fragile et déséquilibré », a estimé la principale organisation patronale allemande dans son dernier rapport semestriel, faisant remarquer que l’impulsion venue des exportations ne se transmet pas à la demande intérieure considérée comme « la talon d’Achille de la reprise conjoncturelle ». Il en est de même de la publication hier des minutes de la réunion du comité de politique monétaire de la Banque d’Angleterre des 7 et 8 juillet qui sont apparues moins optimistes pour l’économie britannique, ce qui a déclenché une autre vague d’achats de dollars pesant par ricochet sur l’euro. Dans ce contexte, les opérateurs ont passé outre à l’annonce par Istat que l’Italie a enregistré un excédent commercial de 294 millions EUR en mai contre un déficit de 323 millions EUR un an avant et ont continué à se débarrasser de l’euro, le faisant finalement négocier à New York en nouvelle baisse de 0,57 % à 1,2255 $ contre 1,2325 $ la veille. Les Bourses mitigées La Bourse US s’est montrée hier moins unanime à la hausse après avoir digéré les propos de Greenspan. De ce fait, la publication de bons résultats trimestriels de sociétés (Texas Inst., Lucent, United Tech. Sprint, G.M., Eastam Kodak, Colgate, Pfizer...) et l’annonce par Microsoft d’un énorme programme de rachat d’actions et de versement de dividendes ne devaient guère soutenir la cote. Les valeurs technologiques ont été boudées et les valeurs traditionnelles ne parvenaient pas à préserver leurs gains. Pourtant, les Bourses européennes ont continué sur leur lancée de la veille, encouragées par de bons résultats de sociétés (Ericsson, Sanofi-Synthélabo, Essilor, Nexans...) et l’optimisme de Greenspan sur l’économie US. Le nouvel accès de faiblesse de l’euro a également soutenu les sociétés exportatrices. À la Bourse de Beyrouth, la tendance est restée partagée entre la poursuite de la baisse des actions A de Solidere de 7,84 $ à 7,78 $ et de la hausse des actions B de 7,91 $ à 7,92 $. Élie KAHWAGI

L’euro a continué de perdre du terrain face au dollar sur les marchés des changes internationaux, pâtissant des propos optimistes tenus par le président de la Fed Alan Greenspan sur l’économie US lors de ses deux auditions, la veille et hier, devant les commissions bancaires des deux chambres du Congrès. Il est retombé ainsi jusqu’à 1,2210 $, soit son plus bas niveau depuis le 2 juillet, avant de se reprendre légèrement ensuite sur des ajustements de positions. Ce développement est intervenu après que les opérateurs eurent commencé à se ranger à l’idée que la Fed n’allait pas relever son principal taux directeur lors de la prochaine réunion de son comité de politique monétaire le 10 août sans exclure un geste dans ce sens si l’inflation devait menacer la croissance dynamique et créatrice d’emplois...