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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Effritement de l’euro dans l’attente d’un très bon PIB US

L’euro s’est effrité sur les marchés des changes, abandonnant tout le terrain qu’il avait gagné face au dollar depuis le début de la semaine sur fond de statu quo monétaire de part et d’autre de l’Atlantique. À cela auraient contribué des anticipations au sujet d’un prochain relèvement des taux d’intérêt par la Fed rendu inévitable par les signes de surchauffe de l’économie US. À cet égard, les opérateurs ont été très sensibilisés hier par les pronostics selon lesquels la croissance du PIB américain au 1er trimestre 2004, dont les chiffres seront publiés aujourd’hui, pourrait avoir atteint entre 5 % et 6 % contre 4,1 % au dernier trimestre 2003, grâce à la hausse des dépenses des consommateurs, des entreprises et de l’État fédéral. Cela d’autant que certains économistes anticipaient aussi une hausse de 2 % en moyenne du déflateur du PIB contre 1,5 % sur la même période, fournissant suffisamment de signes inflationnistes qui renforcent la probabilité d’une hausse des taux US par la Fed lors de la prochaine réunion de son comité de politique monétaire le 30 juin. Plus tôt dans la journée, les opérateurs avaient éprouvé aussi une grande désaffection vis-à-vis de l’euro après qu’ils eurent appris de l’institut spécialisé des études de marché GFK que son indice mesurant le moral des consommateurs allemands a reculé de 5,1 points en mars à 5 points en avril, en raison de la réticence des Allemands à procéder à des achats, malgré l’amélioration de leurs attentes en terme de revenus. Ce développement, conjugué à la déclaration du ministre allemand de l’Économie, Wolfgang Clement, selon laquelle Berlin a révisé à la baisse son objectif de croissance de 1,7 % à 1,5 % en 2004 et de 2,25 % à 1,8 % en 2005, nombre d’opérateurs ont estimé devoir prendre leurs gains sur l’euro qui s’est finalement négocié à New York à 1,1835 $ contre 1,1935 $ la veille, en baisse de 0,84 %. Baisse généralisée des Bourses La Bourse US était en nette baisse hier, la chute de Nortel après le licenciement de son PDG et les inquiétudes géopolitiques éclipsant de bons résultats de sociétés, notamment CononoPhillips, Boeing, Bristol-Meyrs, Comcast... Les opérateurs se sont montrés donc plus sensibilisés par la découverte de problèmes comptables chez Nortel, qui vont diviser par 2 le résultat 2003 de la société, et par l’attentat en Syrie, le premier depuis 8 ans. Les craintes de hausse des taux US ont été avancées aussi pour justifier les ventes bénéficiaires sur plusieurs sociétés. Phénomène identique en Europe où toutes les Bourses se sont repliées dans des marchés actifs, préférant prendre leurs gains, en dépit de bons résultats trimestriels de sociétés, comme Siemens, Air Liquide, Saint-Gobain... Les craintes d’attentats dans le monde et l’ouverture très faible de Wall Street semblent expliquer cet accès de faiblesse des grandes places du Vieux Continent. À la Bourse de Beyrouth, c’est surtout Solidere qui a fait rebondir la cote avec la remontée de ses actions A de 6,49 $ à 6,90 $ et B de 6,46 $ à 6,62 $. Élie KAHWAGI



L’euro s’est effrité sur les marchés des changes, abandonnant tout le terrain qu’il avait gagné face au dollar depuis le début de la semaine sur fond de statu quo monétaire de part et d’autre de l’Atlantique. À cela auraient contribué des anticipations au sujet d’un prochain relèvement des taux d’intérêt par la Fed rendu inévitable par les signes de surchauffe de l’économie US. À cet égard, les opérateurs ont été très sensibilisés hier par les pronostics selon lesquels la croissance du PIB américain au 1er trimestre 2004, dont les chiffres seront publiés aujourd’hui, pourrait avoir atteint entre 5 % et 6 % contre 4,1 % au dernier trimestre 2003, grâce à la hausse des dépenses des consommateurs, des entreprises et de l’État fédéral. Cela d’autant que certains économistes anticipaient...