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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Raffermissement de l’euro

L’euro s’est raffermi face au dollar hier, sur des marchés des changes influencés par les attentes sur l’évolution des taux d’intérêt de part et d’autre de l’Atlantique. À cet égard, les cambistes semblent croire de moins en moins à une baisse prochaine des taux en Europe et à un relèvement imminent des taux aux États-Unis, ce qui n’a pas tardé à renforcer l’euro et à peser sur le billet vert. D’un côté, la monnaie unique a profité des commentaires du président de la BCE, Jean-Claude Trichet, qui ne vont guère dans le sens d’une détente monétaire dans la zone. Devant la commission des affaires économiques du Parlement européen, M. Trichet a déclaré hier que la BCE continuait de tabler sur la poursuite d’une reprise économique modérée cette année, se montrant optimiste pour 2005 et se disant persuadé de voir la consommation intérieure repartir de l’avant grâce à la forte demande mondiale. Cela d’autant que, dans leur rapport de printemps, les 6 principaux instituts de conjoncture allemands ont appelé la BCE à maintenir le statu quo sur ses taux tant que la croissance reste modérée en zone euro. Cette perspective a été renforcée par la hausse supérieure aux attentes de l’excédent des comptes courants en zone euro de 5,4 mds EUR en février, conjuguée à une entrée nette de capitaux de 12,2 mds EUR pendant la même période après une sortie nette de 26,8 mds EUR en janvier. De l’autre côté, la Fed, qui a dit très clairement qu’elle se concentrait sur le marché du travail avant de relever ses taux, ne pourrait pas resserrer le crédit aussi vite que le marché s’y attendait après les récents chiffres hebdomadaires de l’emploi aux États-Unis. Cela étant, les opérateurs ont ignoré hier la forte hausse de l’indice de confiance des consommateurs US à 92,9 points en avril contre 88,5 points en mars, se montrant plutôt pessimistes quant à un prochain relèvement des taux de la Fed. Ils ont procédé ainsi à des ventes bénéficiaires du dollar face aux monnaies européennes, permettant à l’euro notamment d’achever la journée à New York à 1,1937 $ contre 1,1870 $ la veille, en hausse de 0,56 %. Hausse de Wall Street Wall Street a renoué avec la hausse après que les investisseurs eurent exclu un prochain resserrement de la politique monétaire de la Fed, se montrant rassurés par les bons chiffres de l’économie et les résultats trimestriels d’entreprises. L’annonce d’une baisse de 0,5 % des ventes des chaînes de magasins aux États-Unis la semaine dernière est passée comme inaperçue, ne parvenant pas à entamer l’optimisme d’un marché soutenu par les gains de Lockheed Martin, Dupont, Verizon,IBM... Ailleurs en Europe, les Bourses étaient mitigées avant une batterie de résultats de sociétés après la clôture et dans les jours à venir. Bien que le sentiment continue à être positif sur le marché, les investisseurs semblent avoir opté pour l’attentisme avant la publication des résultats trimestriels de sociétés. La Bourse de Beyrouth était en hausse, portée par Solidere dont les actions A et B ont rebondi de 6,39 $ à 6,49 $ et de 6,29 $ à 6,40 $ respectivement. Élie KAHWAGI
L’euro s’est raffermi face au dollar hier, sur des marchés des changes influencés par les attentes sur l’évolution des taux d’intérêt de part et d’autre de l’Atlantique. À cet égard, les cambistes semblent croire de moins en moins à une baisse prochaine des taux en Europe et à un relèvement imminent des taux aux États-Unis, ce qui n’a pas tardé à renforcer l’euro et à peser sur le billet vert. D’un côté, la monnaie unique a profité des commentaires du président de la BCE, Jean-Claude Trichet, qui ne vont guère dans le sens d’une détente monétaire dans la zone. Devant la commission des affaires économiques du Parlement européen, M. Trichet a déclaré hier que la BCE continuait de tabler sur la poursuite d’une reprise économique modérée cette année, se montrant optimiste pour 2005 et se...