L’esprit se perd, entre ce que nous sommes et ce que nous voulons être, entre ce que nous croyons être et ce que nous cessons d’être, entre ce que les autres pensent de nous et ce que nous sommes en réalité.
Si vous essayez de me suivre, vous risquez aussi vous-même de vous perdre...
Il nous faut, pourtant, revenir à l’essentiel et s’y tenir, trouver, avec ceux qui veulent, ce pays, un commun dénominateur.
Il faut définir l’objet qui sera, nécessairement, au-delà de ce qui peut nous séparer, au-delà de l’addition d’égoïsmes et de particularismes qui nous entraînent vers la régression. Ce sera le Liban tel qu’il a cheminé, douloureusement souvent, au cours des siècles, pour se dévoiler enfin, aux yeux des siens et du monde, comme un don du ciel : coexistence d’individus se découvrant un destin propre, de communautés se voulant porteuses de « plus être » ; terre de rencontres, d’échanges économiques certes, de culture et de vie meilleure aussi ; foyer, au sens le plus ardent du terme, permettant à un modèle de développement de naître et de s’épanouir, chez lui, et peut-être au-delà de ses limites géographiques.
Tout cela suppose, cependant, une ascèse, simple à concevoir et difficile à pratiquer, mais si libératrice.
Cela suppose qu’aux croisées des chemins, il nous faille choisir entre notre intérêt privé et celui du pays. Que chaque projet de l’État soit conçu comme un instrument de progrès pour tous dans sa finalité. Cela suppose une vision cohérente, à moyen et long terme, du devenir du pays que nous voulons, compatible avec des conjonctures issues de notre environnement.
Cela suppose encore, à tous les niveaux de responsabilité de l’État, des fonctionnaires voués et tenus à servir.
Cela suppose aux postes-clés, des commis qui aient la conscience morale et la formation que demande leur charge.
Cela conduit au choix d’un président appelé à être le premier serviteur du Liban et l’apôtre de la cause qui lui sera confiée.
Ce n’est pas un rêve, c’est la réalité politique qui doit s’imposer à nous.
Nadim ABOUHAMAD
de TARRAZI
L’esprit se perd, entre ce que nous sommes et ce que nous voulons être, entre ce que nous croyons être et ce que nous cessons d’être, entre ce que les autres pensent de nous et ce que nous sommes en réalité.
Si vous essayez de me suivre, vous risquez aussi vous-même de vous perdre...
Il nous faut, pourtant, revenir à l’essentiel et s’y tenir, trouver, avec ceux qui veulent, ce pays, un commun dénominateur.
Il faut définir l’objet qui sera, nécessairement, au-delà de ce qui peut nous séparer, au-delà de l’addition d’égoïsmes et de particularismes qui nous entraînent vers la régression. Ce sera le Liban tel qu’il a cheminé, douloureusement souvent, au cours des siècles, pour se dévoiler enfin, aux yeux des siens et du monde, comme un don du ciel : coexistence d’individus se découvrant un destin...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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