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Actualités - Opinion

Changes et Bourses La hausse de l’euro s’est heurtée aux bons chiffres US

L’euro a redressé un peu la tête face au dollar en ce début de semaine en réaction au baromètre Ifo meilleur que prévu en Allemagne. Plus tôt dans la matinée, il avait pourtant atteint un plus bas depuis 5 mois suite au communiqué final du G7 ce week-end saluant la reprise mondiale grâce aux bons fondamentaux des États-Unis face à une croissance atone en Europe. Le bond surprise du principal indice d’activité en Allemagne qui a affiché 96,3 pts en avril contre 95,4 pts en mars, après deux mois consécutifs de baisse, a été acueilli avec soulagement par les investisseurs qui tablaient sur un baromètre Ifo à 95,5 pts seulement. Ce bon chiffre sur la première économie de la zone euro est venu donc retarder selon certains analystes la baisse des taux d’intérêt par la BCE et privilégier la monnaie unique sur le dollar sous ce rapport. Cette perspective a été renforcée par les propos attribués hier au président par intérim de la Bundesbank, Juergen Stark, qui s’est prononcé contre un assouplissement monétaire de la BCE dans une interview publiée hier par le Frankfurter Allgemeine Zeitung. « Le niveau des taux en zone euro ne constitue pas un obstacle à la croissance », a-t-il déclaré, et d’ajouter que «les liquidités restent abondantes dans cette zone ». Une manière de signifier qu’une ouverture supplémentaire du robinet du crédit n’est pas nécessaire pour l’activité économique. Mais la nette progression de l’euro (à 1,1890 $) n’a été que de courte durée, en raison du nouveau record des ventes de logements neufs aux États-Unis en mars de 8,9 % après 12,9 % en février, témoignant de la robustesse de la conjoncture US, dans la mesure où la construction est considérée comme la locomotive de croissance des autres secteurs de l’économie. Cela étant, nombre d’opérateurs ont estimé devoir réajuster leurs positions de change après ces bons chiffres US, négociant finalement l’euro à New York à 1,1870 $ contre 1,1835 $ vendredi dernier, en légère hausse de 0,3 %. Aventis et Sanofi ont pesé sur Paris et l’Irak sur Wall Street La Bourse US a terminé en baisse hier après avoir démarré la journée dans le vert soutenue par le rebond des ventes de logements aux États-Unis. Pourtant, les opérateurs se sont montrés ensuite partagés quant aux résultats trimestriels de plusieurs sociétés, notamment McDonald’s, Boeing, Time Warner, Exxon, Gillette et United Airlines. Cela d’autant que les inquiétudes géopolitiques en provenance de l’Irak leur donnaient des frissons, les incitant à rester sur la défensive. Quant aux Bourses européennes, elles ont été pour la plupart mitigées. Paris a été plombée par le secteur pharmaceutique, où les spéculations ont pris fin avec la fusion amicale entre Sanofi et Aventis, alors que les autres marchés étaient soutenus par les bons résultats de Commerzbank et Schering. À la Bourse de Beyrouth, c’est toujours Solidere qui donne le ton à la cote avec la remontée des actions A de 6,20 $ à 6,39 $ et des actions B de 6,24 $ à 6,29 $. Élie KAHWAGI
L’euro a redressé un peu la tête face au dollar en ce début de semaine en réaction au baromètre Ifo meilleur que prévu en Allemagne. Plus tôt dans la matinée, il avait pourtant atteint un plus bas depuis 5 mois suite au communiqué final du G7 ce week-end saluant la reprise mondiale grâce aux bons fondamentaux des États-Unis face à une croissance atone en Europe. Le bond surprise du principal indice d’activité en Allemagne qui a affiché 96,3 pts en avril contre 95,4 pts en mars, après deux mois consécutifs de baisse, a été acueilli avec soulagement par les investisseurs qui tablaient sur un baromètre Ifo à 95,5 pts seulement. Ce bon chiffre sur la première économie de la zone euro est venu donc retarder selon certains analystes la baisse des taux d’intérêt par la BCE et privilégier la monnaie unique sur le...