Le Premier ministre britannique Tony Blair a reçu hier un nouveau rappel désagréable de la baisse de sa popularité avec la perte d’un siège de son parti travailliste dans l’un de ses fiefs, et le maintien d’extrême justesse d’un autre siège dans une seconde circonscription populaire qui lui était traditionnellement acquise.
Le Labour a en effet perdu l’élection législative partielle dans la circonscription de Leicester-Sud (centre de l’Angleterre), qu’il détenait presque sans discontinuer depuis cinquante ans, au profit du candidat libéral-démocrate qui a fait campagne avec véhémence l’an dernier contre la guerre en Irak.
Peu avant, le Labour avait remporté la législative partielle dans la ville voisine de Birmingham, mais avec moins de 500 voix d’avance, contre près de 12 000 voix de majorité lors des dernières élections législatives générales de 2001, soit une évaporation de 26 % des suffrages à son détriment.
Les deux scrutins, organisés à la suite du décès d’un député et du départ d’un autre, nommé secrétaire général du Conseil de l’Europe, font payer à M. Blair sa politique, et plus spécialement son soutien à la guerre en Irak.
Le thème de l’Irak est considéré comme particulièrement significatif, car Leicester et Birmingham ont tous les deux une forte proportion d’électeurs musulmans, hindous et sikhs originaires de l’Asie du Sud, dont beaucoup étaient opposés à la guerre.
L’élection de jeudi a en outre été organisée au lendemain de la publication d’un rapport officiel concluant que M. Blair avait conduit la Grande-Bretagne dans la guerre sur la base d’informations très peu fiables des services secrets concernant la prétendue détention d’armes de destruction massive par l’Irak. L’enquête, dirigée par l’ancien haut fonctionnaire Lord Butler, avait cependant exonéré le gouvernement d’avoir délibérément cherché à aggraver la menace irakienne pour justifier la guerre. Mais le candidat libéral-démocrate victorieux Parmjit Singh Gill a déclaré que les électeurs de sa circonscription, dont plus d’un tiers sont originaires de l’Asie du Sud, avaient une opinion différente.
Le ministre de la Santé John Reid a, pour sa part, admis hier que le Parti travailliste était confronté à des difficultés.
Le Premier ministre britannique Tony Blair a reçu hier un nouveau rappel désagréable de la baisse de sa popularité avec la perte d’un siège de son parti travailliste dans l’un de ses fiefs, et le maintien d’extrême justesse d’un autre siège dans une seconde circonscription populaire qui lui était traditionnellement acquise.
Le Labour a en effet perdu l’élection législative partielle dans la circonscription de Leicester-Sud (centre de l’Angleterre), qu’il détenait presque sans discontinuer depuis cinquante ans, au profit du candidat libéral-démocrate qui a fait campagne avec véhémence l’an dernier contre la guerre en Irak.
Peu avant, le Labour avait remporté la législative partielle dans la ville voisine de Birmingham, mais avec moins de 500 voix d’avance, contre près de 12 000 voix de majorité lors...
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