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Actualités - Opinion

Changes et Bourses Les déconvenues du dollar ont propulsé l’euro

L’euro a continué de profiter des déconvenues du dollar qui s’est sensiblement replié hier sur les marchés des changes internationaux après la publication d’indicateurs US décevant les attentes des économistes et excluant tout prochain durcissement de la politique monétaire de la Fed. À cet égard, les opérateurs, dont l’attention était focalisée depuis la veille sur l’évolution de l’inflation US, ont été très sensibilisés par l’annonce d’une faible hausse de 0,3 % des prix à la consommation aux États-Unis en juin et de 0,1 % seulement (hors énergie et alimentation), soit leur plus bas niveau depuis décembre 2003, au lendemain de la baisse de 0,3 % des prix à la production. Ces chiffres, qui excluent l’existence de signes inflationnistes, ont donc dissipé tout espoir de relèvement du principal taux directeur de la Fed à plus de 1,25 % lors de la réunion du 10 août de son comité de politique monétaire et laissé craindre un ralentissement de la croissance économique US. Cela d’autant que le marché venait d’apprendre de l’Université du Michigan que son indice mesurant la confiance des consommateurs dans l’économie aux États-Unis a progressé à 96 points en juillet, soit un chiffre inférieur aux attentes des analystes qui tablaient sur un indice à 97 points. Plus tôt dans la matinée, le dollar avait un peu souffert de l’annonce par Eurostat que l’inflation annuelle dans la zone euro a enregistré une hausse de 2,4 % en juin, soit un niveau supérieur à l’objectif de 2,1 % fixé par la BCE à cet indicateur très suivi pour la détermination des taux d’intérêt dans cette région. Devant ces développements de l’inflation de part et d’autre de l’Atlantique, les opérateurs ont donc estimé à la veille du week-end devoir se débarrasser du dollar au profit de l’euro qui bénéficie toujours de l’écart des taux qui doit se creuser en sa faveur. Il est parvenu ainsi à remonter finalement à New York à 1,2450 $ contre 1,2345 $ la veille, en hausse de 0,85 %. Les Bourses dans la déprime La Bourse US était déprimée en cette fin de semaine, les bonnes nouvelles de l’inflation et de plusieurs sociétés, dont IBM, Dell et General Electric, ayant été éclipsées par la flambée du pétrole qui risque de fragiliser la croissance économique. Dans cette crainte, personne ne voulait hier prendre de positions trop marquées alors que certains « faiseurs de marché » cherchaient de tester le bas de la marge d’évolution récente des indices boursiers. Les Bourses européennes ont également stagné à la veille du week-end, partagées entre les technologiques qui ont profité des bonnes nouvelles de Samsung, d’IBM et de Dell, et de la dépréciation du dollar qui a pesé sur les exportateurs du Vieux Continent. De plus, les constructeurs automobiles et les sociétés d’aviation ont très souffert aussi de la récente hausse du pétrole qui a assombri le climat entourant les marchés. À la Bourse de Beyrouth, on a relevé la baisse des actions A de Solidere de 7,96 $ à 7,94 $ et la hausse des actions B de la même société de 7,94 $ à 7,99 $. Élie KAHWAGI


L’euro a continué de profiter des déconvenues du dollar qui s’est sensiblement replié hier sur les marchés des changes internationaux après la publication d’indicateurs US décevant les attentes des économistes et excluant tout prochain durcissement de la politique monétaire de la Fed. À cet égard, les opérateurs, dont l’attention était focalisée depuis la veille sur l’évolution de l’inflation US, ont été très sensibilisés par l’annonce d’une faible hausse de 0,3 % des prix à la consommation aux États-Unis en juin et de 0,1 % seulement (hors énergie et alimentation), soit leur plus bas niveau depuis décembre 2003, au lendemain de la baisse de 0,3 % des prix à la production. Ces chiffres, qui excluent l’existence de signes inflationnistes, ont donc dissipé tout espoir de relèvement du...