J’ai eu récemment l’occasion de revenir dans mon pays d’origine, en compagnie d’un groupe de descendants d’émigrés. Je reconnais que j’ai revu le Liban avec d’autres yeux que ceux de ma jeunesse. Être touriste dans son propre pays représente une expérience exceptionnelle, surtout quand on est accompagné de quelqu’un qui sait donner de la valeur aux sites. Le groupe qui nous accompagnait était enchanté et a juré de revenir un jour.
Le Liban a beaucoup à offrir et beaucoup de personnes à qui l’offrir ; encore faut-il motiver celles-ci à renouer avec ce pays. J’aimerais avancer à l’intention de nos dirigeants quelques suggestions susceptibles d’encourager un tel mouvement :
– Créer une Maison du Liban qui serait dans chaque pays d’accueil un centre culturel où les jeunes pourraient se rassembler et qui leur offrirait des brochures et des informations sur le tourisme, ainsi que des programmes télévisés libanais, de la musique, des livres de cuisine, en bref tout ce qui peut aider à promouvoir l’image du Liban dans le monde. Les jeunes seraient ainsi encouragés à visiter leur pays d’origine et la langue serait maintenue vivante dans leur cercle.
– Donner l’occasion aux émigrés et à leurs descendants d’avoir leur mot à dire. On pourrait envisager ainsi un système de vote auquel ils seraient appelés à prendre part.
– Donner des instructions aux divers consulats pour qu’ils facilitent l’octroi de visas à ceux qui désirent visiter le Liban. Nous vivons à l’ère de l’Internet et des voies de communication ultrarapides. Il est possible d’obtenir un visa pour les États-Unis avec multiples entrées en une semaine, et pour un coût de 20 dollars. Comment donc voulez-vous accepter d’attendre 45 jours un visa pour le Liban, avec une seule entrée, et qui vous coûtera 50 dollars ?
On devrait en outre envisager la possibilité, pour les émigrés qui s’apprêtent à retourner dans leur pays d’adoption après une visite au Liban, de ne pas payer un surplus pour les quelques kilos supplémentaires de bagages, d’ailleurs constitués principalement de produits libanais.
Nous aimons notre pays ; nous demandons simplement qu’il ne nous oublie pas.
R. M.
J’ai eu récemment l’occasion de revenir dans mon pays d’origine, en compagnie d’un groupe de descendants d’émigrés. Je reconnais que j’ai revu le Liban avec d’autres yeux que ceux de ma jeunesse. Être touriste dans son propre pays représente une expérience exceptionnelle, surtout quand on est accompagné de quelqu’un qui sait donner de la valeur aux sites. Le groupe qui nous accompagnait était enchanté et a juré de revenir un jour.
Le Liban a beaucoup à offrir et beaucoup de personnes à qui l’offrir ; encore faut-il motiver celles-ci à renouer avec ce pays. J’aimerais avancer à l’intention de nos dirigeants quelques suggestions susceptibles d’encourager un tel mouvement :
– Créer une Maison du Liban qui serait dans chaque pays d’accueil un centre culturel où les jeunes pourraient se rassembler...
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