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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Hésitation de l’euro après des chiffres US contradictoires

L’euro a évolué dans des marges étroites à la baisse face au dollar hier malgré la révision par la Commission européenne de ses prévisions de croissance de 0,6 % à 0,5 % au 3e trimestre, juste après l’annonce par la Bundesbank que les ventes de détail en Allemagne ont diminué de 2,7 % en mai sur avril, confirmant la fragilité de la consommation dans la 1re économie de la zone euro. Ces chiffres, qui avaient pesé sur la monnaie unique pendant la matinée, ne tardaient pas à être neutralisés par la publication d’une cascade d’indicateurs économiques aux États-Unis confortant l’idée que la Fed ne relèverait pas son principal taux directeur le mois prochain lors de la réunion du 10 août de son comité de politique monétaire. À cet égard, les opérateurs ont fait état de l’annonce par la Fed selon laquelle la production industrielle US a diminué en juin de 0,3 % contre une hausse de 0,9 % en mai. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre du département du Travail que les demandes d’allocations chômage aux États-Unis ont augmenté de 40 000 la semaine dernière pour totaliser 349 000, au lieu de 340 000 attendus par les analystes, reflétant l’ampleur des suppressions d’emplois entraînées par le ralentissement de l’économie US. Ce phénomène a été confirmé aussi par le recul de 0,3 % des prix à la production aux États-Unis en juin, pour la 1re fois depuis sept mois, excluant toute surchauffe conjoncturelle qui justifierait un nouveau durcissement de la politique monétaire de la Fed. Dans ce contexte, le dollar ne devait guère profiter hier de la forte hausse de l’indice manufacturier Empire State de l’État de New York en juillet à 36,5 points contre 29,9 points en juin et du rebond de l’indice de la banque de Réserve de Philadelphie mesurant l’activité industrielle dans cette région à 36,1 points contre 28,9 points pendant la même période. Compte tenu de toutes ces considérations, l’euro est parvenu à réduire ses pertes, se négociant à New York à 1,2345 $ contre 1,2390 $ la veille, en baisse de 0,36 % seulement. Fragilité des Bourses La Bourse US a beaucoup hésité entre la hausse et la baisse, alors que les statistiques publiées hier ne donnaient pas de claire indication sur l’économie. Quant aux nouvelles des entreprises, elles ont été partagées entre les bons résultats trimestriels d’Apple et de Citigroup et les perspectives décevantes d’Advanced Micro Devices et de Pepsico. En effet, les opérateurs se sont contentés d’équilibrer leurs portefeuilles en attendant les résultats d’IBM après la clôture. Les Bourses européennes ont de leur côté terminé en nette baisse, affaiblies par les résultats médiocres de Nokia, assortis de prévisions pessimistes dans le secteur technologique. Quant aux valeurs bancaires et financières, tributaires d’une croissance économique soutenue, elles ont souffert de la révision à la baisse du PIB dans la zone euro par la Commission européenne. À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été partagée entre la nouvelle hausse des actions A de Solidere de 7,95 $ à 7,96 $ et la baisse des actions B de 7,95 $ à 7,94 $, dans un marché atone. Élie KAHWAGI



L’euro a évolué dans des marges étroites à la baisse face au dollar hier malgré la révision par la Commission européenne de ses prévisions de croissance de 0,6 % à 0,5 % au 3e trimestre, juste après l’annonce par la Bundesbank que les ventes de détail en Allemagne ont diminué de 2,7 % en mai sur avril, confirmant la fragilité de la consommation dans la 1re économie de la zone euro. Ces chiffres, qui avaient pesé sur la monnaie unique pendant la matinée, ne tardaient pas à être neutralisés par la publication d’une cascade d’indicateurs économiques aux États-Unis confortant l’idée que la Fed ne relèverait pas son principal taux directeur le mois prochain lors de la réunion du 10 août de son comité de politique monétaire. À cet égard, les opérateurs ont fait état de l’annonce par la Fed selon...