Une dette qui frôle les 35 milliards, des ministres en
dessous du niveau de la mer, une Administration pourrie, véritable mangeoire publique dans laquelle se goinfrent la classe politique et la mauvaise graisse des
fonctionnaires... Et c’est pour gouverner cette poubelle
jetée dans la Méditerranée que les candidats à la
présidentielle se fritent comme si leur vie en dépendait.
Des candidats, tous Bacharo-compatibles certes, mais avec des pudeurs de rosière, qui même pour les plus
bavards d’entre eux évitent soigneusement ne serait-ce que de roter dans le sens contraire des vents venant de Syrie.
Autour d’eux, bien sûr, virevolte la palanquée des
larbins, qui manient avec dextérité la brosse à reluire, sans doute avec l’espoir d’un retour rapide sur
investissement. Sans oublier aussi ceux qui ont déjà
investi et récolté, mais ayant encore une petite faim,
négocieraient bien une rallonge au bail de l’actuel
locataire du Château.
En attendant le coup de fil de Damas qui enverra se
coucher tout ce beau linge, de savoir si oui ou non un
amendement de la Constitution sera voté au chausse-pied à la dernière minute, la République est aux abonnés
absents. Il y a pire que l’abus de pouvoir : c’est l’abus de vacance du pouvoir. Alors pour meubler, tantôt l’on va
visiter un Biélorusse, tantôt l’on se fait visiter par un Albanais. L’histoire du Liban est en marche !
Curieux pays : avant, les cinglés cherchaient à déformer la réalité en prenant du LSD. Maintenant que la réalité est déformée, les normaux qui surnagent prennent du Prozac pour tenter de la voir normalement ! Avec, en
filigrane, toujours le même spectacle des vieux croûtons du pouvoir attendant leurs instructions du suzerain d’à côté.
Tant qu’à voir un politicien baisser son pantalon, on
préfère encore le porno.
Gaby NASR
Une dette qui frôle les 35 milliards, des ministres en
dessous du niveau de la mer, une Administration pourrie, véritable mangeoire publique dans laquelle se goinfrent la classe politique et la mauvaise graisse des
fonctionnaires... Et c’est pour gouverner cette poubelle
jetée dans la Méditerranée que les candidats à la
présidentielle se fritent comme si leur vie en dépendait.
Des candidats, tous Bacharo-compatibles certes, mais avec des pudeurs de rosière, qui même pour les plus
bavards d’entre eux évitent soigneusement ne serait-ce que de roter dans le sens contraire des vents venant de Syrie.
Autour d’eux, bien sûr, virevolte la palanquée des
larbins, qui manient avec dextérité la brosse à reluire, sans doute avec l’espoir d’un retour rapide sur
investissement. Sans oublier aussi ceux qui ont...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
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