L’euro, qui avait atteint un nouveau plus haut depuis le 9 mars face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, s’est replié sur des prises de bénéfices avant de se stabiliser autour du seuil symbolique de 1,24 $, à la veille de la publication d’indicateurs clefs aux États-Unis. Ce mouvement de ventes bénéficiaires sur l’euro a été déclenché par les propos attribués au ministre espagnol de l’Économie et des Finances et ancien commissaire européen aux Affaires économiques, Pedro Solbes, qui a exclu tout prochain relèvement du principal taux directeur de la BCE, actuellement à 2 %, dénonçant les jugements « alarmistes » à ce sujet. « Si l’inflation en Europe augmente, il y a un risque majeur de montée des taux, mais je n’ai pas l’impression que cela soit le cas en ce moment », a-t-il affirmé. Un peu plus tôt, les opérateurs avaient fait état d’autres déclarations, laissant anticiper un resserrement imminent de la politique monétaire européenne pour acheter l’euro. À cet égard, le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, avait estimé que les marchés financiers doivent se préparer au fait que les taux d’intérêt dans le monde « ne vont pas pouvoir rester éternellement à leur bas niveau actuel ». Cette déclaration, conjuguée à celle faite vendredi dernier par le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, selon laquelle l’inflation dans la zone euro pourrait se maintenir au-dessus de 2 % si les prix pétroliers restaient élevés, avait donc nourri dans la matinée des courants spéculatifs à la hausse de l’euro, le faisant négocier jusqu’à 1,2440 $. Mais après les propos attribués à Solbes et l’annonce par l’Office fédéral des statistiques en Allemagne que l’inflation dans ce pays a reculé en juin en glissement annuel à 1,7 % contre 2 % en mai, grâce au ralentissement de la hausse des prix à la consommation qui a partiellement gommé la flambée des cours pétroliers, les opérateurs ont estimé devoir engranger les gains que leur procurait la récente remontée de l’euro, le faisant négocier finalement à New York à 1,2413 $ contre 1,2410 $, vendredi dernier.
Les Bourses en baisse, sauf Wall Street
La Bourse US était mitigée en ce début de semaine. D’un côté, elle a trouvé un certain appui dans le maintien par le n° 1 mondial de la distribution Wal-Mart de ses prévisions de croissance des ventes de 2 à 4 % en juillet aux États-Unis. Mais elle a souffert, d’un autre côté, d’une note négative par Merrill Lynch sur les semi-conducteurs qui a éclipsé les bons résultats trimestriels publiés hier par Novellus.
Les Bourses européennes ont, au contraire, terminé en nette baisse à 2 jours de l’expiration de l’ultimatum lancé par el-Qaëda le 15 avril, pour une période de 3 mois, aux pays européens. De plus, l’abaissement par Merrill Lynch de sa recommandation sur le fabricant de semi-conducteurs Infineon et les nouvelles selon lesquelles VW pourrait lancer un avertissement sur résultat ont plombé les secteurs de la technologie et de l’automobile.
À la Bourse de Beyrouth, la tendance a été soutenue par la hausse des actions A et B de Solidere de 7,84 $ à 7,85 $ et à 7,86 $ respectivement.
Élie KAHWAGI
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’euro, qui avait atteint un nouveau plus haut depuis le 9 mars face au dollar hier sur les marchés des changes internationaux, s’est replié sur des prises de bénéfices avant de se stabiliser autour du seuil symbolique de 1,24 $, à la veille de la publication d’indicateurs clefs aux États-Unis. Ce mouvement de ventes bénéficiaires sur l’euro a été déclenché par les propos attribués au ministre espagnol de l’Économie et des Finances et ancien commissaire européen aux Affaires économiques, Pedro Solbes, qui a exclu tout prochain relèvement du principal taux directeur de la BCE, actuellement à 2 %, dénonçant les jugements « alarmistes » à ce sujet. « Si l’inflation en Europe augmente, il y a un risque majeur de montée des taux, mais je n’ai pas l’impression que cela soit le cas en ce moment »,...