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Actualités - Opinion

Changes et Bourses L’euro a décroché en raison de spéculations sur les taux US

L’euro, qui avait grimpé la veille jusqu’à 1,1945 $, s’est retrouvé de nouveau hier sous pression, reculant jusqu’à 1,1805 $. Ce changement de tendance semble s’expliquer par des spéculations des cambistes sur un prochain relèvement des taux d’intérêt par la Fed rendu nécessaire par la surchauffe de l’économie US. À cela aurait contribué l’envolée des commandes de biens durables aux États-Unis qui ont bondi de 3,4 % en mars après une hausse révisée de 2,5 % à 3,8 % en février. Ce chiffre, très largement supérieur aux attentes des économistes qui tablaient sur une progression de 0,7 % seulement en mars, est venu donc confirmer que la reprise de l’économie US reste robuste, confortant les cambistes qui pensent que la Fed va relever prochainement ses taux, au plus tôt le 30 juin lors de la réunion de son comité de politique monétaire. Autre facteur favorable à la progression du dollar face à l’euro, les commentaires du vice-président de la Fed, Roger Ferguson, qui a indiqué à partir de Washington que le processus de désinflation aux États-Unis « semble avoir cessé » et que « l’inflation s’est apparemment stabilisée ». Par ailleurs, l’entretien accordé par le président de la BCE, Jean-Claude Trichet, au Financial Times a également déclenché des ventes d’euros par les investisseurs. « La BCE se garde toutes les options ouvertes concernant les taux d’intérêt en zone euro même si elle suit une politique neutre pour le moment en la matière » a-t-il indiqué. Ces propos, qui impliquent notamment que l’institut d’émission européen n’écarte pas la possibilité d’une détente monétaire le cas échéant pour soutenir la croissance en zone euro, ont aussi pesé sur la monnaie unique. Compte tenu de toutes ces considérations à la veille de la réunion du G7 à Washington ce week-end, les opérateurs ont donc estimé devoir ajuster leurs positions de change au profit du dollar, négociant finalement l’euro à New York à 1,1835 $ contre 1,1905 $ la veille (-0,59 %). Volatilité des Bourses La Bourse US a fait montre de volatilité à la fin de la semaine, partagée entre les bonnes nouvelles économiques et de sociétés et les craintes d’une hausse des taux d’intérêt aux États-Unis à brève échéance. Cela d’autant que le rebond de la veille ne tardait pas à entraîner des prises de bénéfices par endroits. Mais les opérateurs n’ont pas pour autant ignoré les résultats meilleurs que prévu de Microsoft, Amazon.com, Xerox, Schlumberger... et se sont mis à réajuster leurs portefeuilles. Quant aux Bourses européennes, elles ont pour la plupart fini en hausse, entraînées par les bons résultats trimestriels d’Ericsson et l’érosion de l’euro face au dollar profitant aux sociétés exportatrices. Les perspectives d’assouplissement du crédit par la BCE ont également soutenu la tendance haussière de la cote. À la Bourse de Beyrouth, les actions Solidere ont évolué dans les deux sens, à la baisse de 6,29 $ à 6,20 $ pour la catégorie A et à la hausse de 5,90 $ à 6,24 $ pour la catégorie B. Élie KAHWAGI


L’euro, qui avait grimpé la veille jusqu’à 1,1945 $, s’est retrouvé de nouveau hier sous pression, reculant jusqu’à 1,1805 $. Ce changement de tendance semble s’expliquer par des spéculations des cambistes sur un prochain relèvement des taux d’intérêt par la Fed rendu nécessaire par la surchauffe de l’économie US. À cela aurait contribué l’envolée des commandes de biens durables aux États-Unis qui ont bondi de 3,4 % en mars après une hausse révisée de 2,5 % à 3,8 % en février. Ce chiffre, très largement supérieur aux attentes des économistes qui tablaient sur une progression de 0,7 % seulement en mars, est venu donc confirmer que la reprise de l’économie US reste robuste, confortant les cambistes qui pensent que la Fed va relever prochainement ses taux, au plus tôt le 30 juin lors de la...