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Actualités - Analyse

Changes et Bourses L’euro soutenu par les doutes sur l’économie US

Le dollar a fait grise mine hier sur les marchés des changes en raison des inquiétudes au sujet du rythme de croissance de l’économie US, relançant les spéculations sur un éventuel statu quo monétaire de la Fed lors de sa prochaine réunion en août. À cet égard, les investisseurs ont évoqué la récente publication de chiffres décevants aux États-Unis dont les faibles créations d’emplois, la détérioration de l’indice ISM des directeurs d’achats dans l’industrie et les services et la chute de 2 % des ventes automobiles en juin ainsi que la baisse de 1,6 % des commandes de biens durables en mai qui font douter de la solidité de la reprise économique US. Par ailleurs, les opérateurs ont été sensibilisés par le relèvement des deux principaux instituts de conjoncture en Allemagne, le DIW et le RWI, de leurs prévisions de croissance de la 1re économie de la zone euro de 1,5 % à 1,8 % cette année au lendemain d’une estimation semblable du FMI. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que les commandes dans l’industrie allemande ont continué de progresser en mai par rapport à avril de 1,6 % après 1,9 %. Il en est de même de l’annonce par l’Insee que le chiffre d’affaires du commerce de gros en France a enregistré une hausse de 0,8 % en avril par rapport à mars qui a été bien accueillie aussi par la communauté financière. Ces développements ainsi que les perspectives d’un éventuel durcissement du crédit par la Banque d’Angleterre à l’issue de la réunion aujourd’hui de son comité de politique monétaire afin de prévenir toute surchauffe de l’économie britannique ont donc pénalisé le dollar, en l’absence d’indicateurs frais en provenance des États-Unis. En effet, l’euro est parvenu à se rapprocher du seuil symbolique de 1,24 $, cap qu’il n’a pas dépassé depuis le 22 mars, avant d’achever la journée à New York à 1,2365 $ contre 1,2290 $ la veille, en hausse de 0,61 %. Wall Street dans le vert Les perspectives de statu quo monétaire de la Fed ont soutenu la Bourse US qui est passée dans le vert, après la dégringolade de la veille. Mais les gains ont été limités par les avertissements sur résultats dans le secteur des logiciels, dont ceux de PeopleSoft et de JDA Software, et les nouvelles selon lesquelles Microsoft compte réduire ses coûts d’exploitation cette année. Il en est de même de l’attente des résultats de Yahoo ! et d’Alcoa après la clôture qui a maintenu la cote dans l’expectative. Quant aux Bourses européennes, elles ont clôturé une nouvelle fois en baisse hier, affaiblies par la remontée de l’euro et la forte baisse des groupes technologiques pénalisés par les avertissements sur résultats de leurs concurrents US. De plus, la révision en baisse par Mercedes de ses objectifs de vente et de résultat pour cette année et l’abaissement par Deutsche Bank de son objectif de cours pour VW ont également pesé sur la tendance. Enfin, la Bourse de Beyrouth a trouvé un certain appui hier dans la hausse des actions A et B de Solidere de 7,83 $ à 7,87 $ et de 7,81 $ à 7,82 $ respectivement ainsi que dans la remontée des actions C de la Byblos Bank de 1,53 $ à 1,59 $. Élie KAHWAGI
Le dollar a fait grise mine hier sur les marchés des changes en raison des inquiétudes au sujet du rythme de croissance de l’économie US, relançant les spéculations sur un éventuel statu quo monétaire de la Fed lors de sa prochaine réunion en août. À cet égard, les investisseurs ont évoqué la récente publication de chiffres décevants aux États-Unis dont les faibles créations d’emplois, la détérioration de l’indice ISM des directeurs d’achats dans l’industrie et les services et la chute de 2 % des ventes automobiles en juin ainsi que la baisse de 1,6 % des commandes de biens durables en mai qui font douter de la solidité de la reprise économique US. Par ailleurs, les opérateurs ont été sensibilisés par le relèvement des deux principaux instituts de conjoncture en Allemagne, le DIW et le RWI, de leurs...