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Actualités - Analyse

Changes et Bourses Essoufflement de l’euro après le statu quo monétaire de la BCE

L’euro, qui avait grimpé la veille jusqu’à 1,2210 $ sur les marchés des changes après la décision de la Fed de relever son principal taux directeur d’un quart de point seulement à 1,25 %, a éprouvé le besoin de souffler. Les opérateurs, qui ont rapidement digéré cette mesure, ont été déçus hier du statu quo monétaire observé par la BCE à l’issue de la réunion de son conseil des gouverneurs (voir par ailleurs), laissant croire que l’institut d’émission européen a enterré l’hypothèse d’un durcissement monétaire pour le moment à la lumière des propos tenus par son président Jean-Claude Trichet à cette occasion. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que l’indice d’activité des directeurs d’achat du secteur industriel de la zone euro a reculé à 54,4 points en juin contre 54,7 points en mai, que le taux du chômage dans cette région s’est maintenu à un niveau toujours élevé en mai (9 % de la population active) et que les ventes de détail en Allemagne ont chuté de 1,7 % pendant la même période, témoignant de la fragilité de la reprise de l’économie du Vieux Continent. De ce fait, le marché s’est montré ensuite très indifférent à la baisse de l’indice du groupement national des directeurs d’achat du secteur industriel aux États-Unis de 62,8 points en mai à 61,1 points en juin et à la hausse du nombre des demandeurs d’allocations chômage de 1 000 la semaine dernière pour s’établir à 351 000 au lieu de 343 000 comme attendu. De l’avis des analystes, les investisseurs, faisant état de la nouvelle flambée du brut hier, commencent d’ores et déjà à miser sur un nouveau relèvement des taux US le mois prochain pour enrayer les tensions inflationnistes générées par le renchérissement du brut. Dans ces conditions, l’annonce d’une nette amélioration de l’indice Tankan mesurant le moral des entrepreneurs japonais (22 points au 2e trimestre contre 12 points au 1er), a pesé sur le dollar moins lourdement que sur l’euro, le faisant négocier finalement à New York à 1,2165 $ contre 1,22 $ la veille, en baisse de 0,29 %. Les Bourses affectées par les mauvais chiffres économiques La Bourse US était en baisse hier après deux séances de hausse, alors que les statistiques sur le secteur industriel et du chômage aux États-Unis ont déçu les investisseurs. En outre, l’annonce que Microsoft a payé l’amende de 497 mls EUR que lui a infligée la Commission européenne pour abus de position dominante a pesé sur la cote ainsi que les nouvelles faisant état que les ventes de General Motors et de Ford ont reculé de 15 % et de 8 % respectivement en juin. Les Bourses européennes ont également terminé en baisse, plombées par la publication de plusieurs chiffres décevants des deux côtés de l’Atlantique. Elles ont souffert aussi de la hausse des prix pétroliers, de la chute des ventes de détail en Allemagne et des avertissements sur résultats de plusieurs groupes européens comme Colt Telecom et Sainsbury. À la Bourse de Beyrouth, la tendance était mitigée avec la hausse des actions A de Solidere de 7,82 $ à 7,92 $ et la baisse des actions B de 7,84 $ à 7,83 $. Élie KAHWAGI



L’euro, qui avait grimpé la veille jusqu’à 1,2210 $ sur les marchés des changes après la décision de la Fed de relever son principal taux directeur d’un quart de point seulement à 1,25 %, a éprouvé le besoin de souffler. Les opérateurs, qui ont rapidement digéré cette mesure, ont été déçus hier du statu quo monétaire observé par la BCE à l’issue de la réunion de son conseil des gouverneurs (voir par ailleurs), laissant croire que l’institut d’émission européen a enterré l’hypothèse d’un durcissement monétaire pour le moment à la lumière des propos tenus par son président Jean-Claude Trichet à cette occasion. Cela d’autant qu’ils venaient d’apprendre que l’indice d’activité des directeurs d’achat du secteur industriel de la zone euro a reculé à 54,4 points en juin contre...